vendredi 6 mai 2011


  





     Lumière de Dieu

        Lumière de Dieu     

                    TUNIS 2008

                 
                                    Faïrouz Boudali
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Tous les versets évoqués dans ce livre sont la traduction de Muhammad Hamidullah  , sauf les versets ou les mots portant des * qui sont la traduction de l’auteur.

                                          

             
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52 - Quand il (Abraham) dit à son père et à son peuple : « Que sont ces statues auxquelles* vous vous êtes attachés ? »
53 - Ils dirent : « Nous avons trouvé nos ancêtres en train* de les adorer. »

Voici deux versets de la sourate (21), où l'idolâtrie symbolise une pratique inadaptée et des  sens figés , au lieu de considérer les sens vivants de Dieu . 

                                                                                            


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    L’Eternel  (as Samad)          

Une des sourates du Coran qui évoquent le plus le temps, est "La grotte" ;sourate qui relate l’histoire d’un certain nombre de croyants avec un chien, persécutés par leur entourage qui cherchent refuge dans une grotte et qui sont gagnés par un sommeil qui dure des siècles; d’où l’accumulation des chiffres  et des mots "calcul" aux versets (9)(11)(12)(19) ; spécialement  l’expression du verset (22) " On dira bientôt « Ils étaient trois , leur chien quatrième " ‘ Et on dira , tirant sur l’invisible :"Cinq leur chien sixième"‘ Et on dira "Sept leur chien huitième" ; ainsi que le verset (25):"or ils demeurèrent dans leur grotte trois cent ans, et en ajoutèrent neuf " .  Le choix de ces chiffres se réfère à une caractéristique du temps,  la durée qui est impliquée par la répétition du mot "heure "(21)(36), le mot "rendez-vous"(47)(57)(58), ainsi que le choix du terme " Dhou’l Carnaini", car ce mot arabe symbolise le temps et signifie également "celui qui a deux siècles" ,ou "celui qui lie deux" ; or le temps est considéré comme un milieu infini dans lequel se succèdent les événements . Il est donc défini comme un paramètre qui lie les événements entre eux; d’où la répétition des mots "coucher" et "lever" (17)(18)(83)(87), pour évoquer l’aspect cyclique du temps ,et le mouvement de rotation du soleil au verset (17)  .
Autrement dit, la définition  du temps est une mesure de l’évolution des phénomènes et des différents changements, en l’occurrence ici l’évolution biologique et intellectuelle de l’homme.
En effet ,l’allusion à l’évolution biologique dans cette sourate est claire , puisque les hommes primitifs s’abritaient de préférence dans les grottes , ainsi que le choix du mot "Karadha" au verset (17) qui a souvent le sens d’extinction d’espèces. L’allusion aux hominidés est faite au verset (18) par l’expression "Si tu les apercevais, certes tu leur tournerais le dos pour fuir, et certes tu serais rempli d’effroi devant eux". Quant au choix du chien qui accompagne le groupe , il  symbolise l’étape la plus récente de cette évolution : celle des mammifères dont la supériorité dans le domaine de l’audition est incontestable ; car, pour parler du nombre des croyants, nous avons des chiffres impairs (3 - 5 - 7) et pour parler du chien, c’est un chiffre pair qui est utilisé , chiffres qui représentent une évolution parallèle de deux espèces différentes provenant d’un lieu unique ; évolution qui a permis  la progression des capacités humaines  et de leurs connaissances . 
Cette particularité de la définition du temps qu’est la succession des événements et changements est également symbolisée par le son qui est un ensemble d’ondes acoustiques ; puisqu’ une onde est par définition la propagation d’une perturbation, ou d’un mouvement ; d’où  la description détaillée de la nature ondulatoire du son et de son mouvement dans l’air au verset (99) :"Or nous les laisserons, ce jour - là, ondoyer pèle mêle, cependant qu’on soufflera de la Trompe. Puis Nous les rassemblerons en un rassemblement (99)" , ainsi que la répétition des mots "ouïe", " oreille", et l’évocation de la forme des oreilles par le nom "Celui qui a deux cornes" au verset (83),puisque ce nom  implique deux pointes  .
En effet, l’organe creux qu’est l’oreille, et l’expression "dans un spacieux intervalle" au verset (17) , est une allusion à l’espace interne de l’oreille ,et ses trois parties : l’oreille externe , l’oreille moyenne  , et l’oreille interne ou labyrinthe qui a une partie antérieure servant à l’audition , la cochlée qui contient les cellules ciliées , et une partie postérieure , formée du vestibule et des canaux semi circulaires  servant à l’équilibration ; d’où l’ expression du verset (18) "Et Nous les tournons sur le côté droit et sur le côté gauche".    
 L'oreille interne est enfermée dans une des cavités les plus dures de l'os crânien; d’où l’exemple de la grotte , car les ondes acoustiques pénètrent dans l’oreille pour être  détectés par les cellules ciliées internes qui communiquent les vibrations au cerveau  . Le mot oreille est encore employé au verset (57) dans l’expression "lourdeur dans leurs oreilles", et l’expression du verset (11)"Nous avons battu*sur leurs oreilles", où le mot "battu "suggère l’aspect mécanique des ondes ; alors qu 'au verset (94), les deux tribus destructrices évoquées sont une allusion aux deux registres du son, grave et aigu, qui arrivent à l'oreille sous forme d'ondes mécaniques .
Si le verset (99) est une analyse du son et de son évolution à l’extérieur de l’oreille, le verset (96) est une description de ce qui se passe à l'intérieur  de l’oreille : "Apportez-moi les groupes * du strident*. Puis lorsqu’il eut égalisé *entre les deux impédances*, il dit "Soufflez !". Puis lorsqu’il l’eut rendu sensation *, il dit : "Apportez-moi du fondu*, que je verse dessus " .
La première partie de ce verset est une allusion à la sélection de la qualité du son qui se produit à l’entrée de cet appareil sensoriel, à sa hauteur et son intensité, qui sont dues respectivement à la fréquence et à l’amplitude des vibrations sonores. L’expression suivante s’applique à la transmission des vibrations du milieu aérien au milieu liquidien de la cochlée et à l’adaptation des impédances par l’oreille moyenne ; car le mot arabe " Sadafaini" qui a été traduit par "impédance" peut désigner la forme du pavillon de l’oreille , mais il a surtout le sens de déséquilibre physique , donc d’impédance ici ; car, lorsqu’une onde acoustique se propageant dans l’air atteint  la surface d’un milieu liquide , seul le millième de l’énergie est transmis à l’eau ; la quasi - totalité est réfléchie , puisque l’air et l’eau différent par leur densité et leur compressibilité ; or, l'oreille interne contient deux liquides différents: le périlympe et l'endolympe ; ce qui nécessite d’ "égaliser" ou d’établir un équilibre ; d' où le mot suivant "soufflez" qui implique un mouvement, ou une transmission de  vibration vers la cochlée.
La troisième expression du verset, "lorsqu’il l’eut rendu sensation*" désigne la transformation de l’énergie acoustique en potentiels neurosensoriels par l’organe de Corti  dans la cochlée; alors que la dernière partie de ce verset ,et le mot "quitran",est une allusion à la dépolarisation des cellules ciliées et à la libération du médiateur chimique .
Autrement dit, le temps et l’évolution sont symbolisés par les ondes du son qui entraînent des vibrations dans l’oreille, car cette évolution ne peut que provoquer en nous le changement et le renouvellement d’idées ;ce qui se traduit par la compréhension de nouveaux sens , ou des sens latents qui ont toujours été là, en attendant notre éveil intellectuel ; sens latents symbolisés ici par le groupe de croyants  endormis dans une grotte  pendant des siècles.
En effet, le cerveau et les idées sont comme un jardin sublime quand on en prend soin , mais qui périt dès qu'on arrête de le faire  ;d'où les  versets (32) et (33) et l'exemple des deux jardins qui évoquent le cerveau et le savoir ; spécialement le terme "quelque coup bien calculé" (40) , et la répétition  de l'expression "tout en conversant avec lui" aux versets(34)(32) ; alors que le terme "vigne " s’applique aux neurones , l’expression " entourés de dattiers" évoque les vaisseaux sanguins et la "récolte" de ces deux "jardins" n’est autre que la compréhension de nouveaux sens , comme impliqué par l’expression "Sa récolte fut cernée" du verset (42) et les versets(40) (41).
Ce n’est pas un hasard si Moïse, accompagné de son valet revient sur ses pas au verset (64) et apprend l’interprétation  des événements ;car le poisson qui a été ressuscité, et qui a repris son chemin dans la mer, symbolise un sens latent qui apparaît grâce à la réflexion . Cet événement décide Moïse à revenir sur ses pas, comme si c’était un signe pour lui, ce qui est impliqué au verset (64) : "Il dit *Voilà ce que nous cherchions. Puis ils retournèrent tous deux sur leurs pas, à la trace (64) "; retour sur soi symbolisant la réflexion qui est définie comme l'action de retour sur un objet pour l'examiner .
Effectivement, lorsqu’il revient sur ses pas, Moïse rencontre "l’homme de Dieu", qu’il accompagne pour apprendre sa sagesse ;car l’homme de Dieu représente  les sens de Dieu .  "L’homme de Dieu" commet trois actes que Moïse désapprouve car il ne les comprend pas. D’abord cet homme perce un trou sur un bateau pour que l’on ne soit pas tenté de le voler à son propriétaire, ensuite il tue un garçon que Dieu veut  remplacer par un autre garçon plus obéissant envers ses parents . Finalement il trouve un mur sur le point de s’affaler, alors il le redresse , car un trésor est caché sous le mur et comme son propriétaire était un bon croyant et qu’il est mort, Dieu veut garder ce trésor intact pour ses héritiers.
Le trou sur le bateau symbolise un sens inadéquat qui n’aurait pas pu nous être transmis autrement, car dépassant nos facultés à cette époque-là, mais qui peut être capté le moment venu , grâce à la réflexion ; alors que  Le meurtre du garçon et sa substitution par un autre symbolise le renouvellement des idées et l'adaptation des sens de Dieu ; comme impliqué par l’expression du verset (81) "un plus pur et plus digne de tendresse"  .Quant au mur que "l’homme de Dieu" redresse pour mieux garder un trésor , il représente la profondeur et la richesse du savoir et des sens profonds de Dieu , sens qui nous ont été transmis enveloppés et cachés mais que nous devons ‘’creuser ‘’ par la réflexion pour les  découvrir .
Tout comme, seule une infime partie des vibrations du son est captée à cause des impédances des liquides de l'oreille, seule une infime partie des sens de Dieu a été captée par l'homme, à cause de ses capacités et de ses connaissances limitées jusqu'ici ;puisque le temps et l'évolution ont entraîné l'évolution de nos capacités mentales et nos connaissances, il est essentiel de relire le Coran pour saisir les sens profonds de Dieu et garder la croyance adaptée à travers le temps et les différents changements , car nos connaissances actuelles le permettent ; d'où le choix de l'ouïe pour symboliser la compréhension, et l'oreille qui a une fonction d'équilibration et d'adaptation .
En effet, entre le moment où Moïse assiste à l'acte commis par l'homme de Dieu ,et l'interprétation de cet acte, il se passe un laps de temps, ou une latence, comme celle des ondes du son, où on a un intervalle de temps entre le moment de la détection de la vibration et celui de la création du potentiel d'action de l'information ; ce qui signifie que le temps d’intégration de l’oreille , ainsi que la compréhension  différée de Moïse symbolisent notre compréhension  différée du message de Dieu ; car le Coran est rempli de sens qui ont toujours été là en latence , en attendant notre évolution intellectuelle, car impossibles à comprendre sans certaines connaissances scientifiques ; sens symbolisés par "l’homme de Dieu" qui commet des actes répréhensibles en apparence , mais qui révèlent une logique profonde une fois compris  .
Il faut donc revenir sur certaines idées et évidences qui reflètent d'autres vérités  plus profondes, puisque les sens de Dieu sont transmis par des métaphores et des paraboles, telles que l’allégorie de "la grotte" ;car notre compréhension actuelle du Coran est comparée à celle de l'homme des cavernes : elle n'a pas évolué ou avancé d'un seul pouce ;  puisque nous continuons à l'expliquer de façon superficielle et à prendre les signes pour ce qu'ils sont et non pour les sens inhérents qu'ils transmettent .
A travers Moïse, c’est à nous que Dieu répète "Ne t’avais-je pas dit que tu n’endurerais pas avec constance, en ma compagnie ? " aux versets (67), (72), (75), (78), (82): la perception adéquate du monde externe a nécessité une adaptation à travers l’impédance. De même les secrets de Dieu apparaissent selon notre degré d'éveil intellectuel et notre capacité à réfléchir : Quinze siècles plus tôt, l’homme aurait-il pu comprendre les mystères de la création, présentés ainsi en termes d’évolution biologique et d’itinéraire de l’ouïe ?
Comme ces sens ne finissent jamais, l’itinéraire de la réflexion ne doit jamais être interrompu:
« Dis, « Si, pour les paroles de Dieu, la mer était encre certes la mer s’épuiserait avant que ne soient épuisées les paroles de mon Seigneur ». Et quand même Nous en ferions venir en renfort une semblable ». (109).               
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                                             Le Vivant (al Hayy)
                   
 A la sourate "Yâ - Sîn" , la succession  des messagers évoque  la succession et le renouvellement des idées et connaissances humaines qu'est la compréhension  ;nouvelles idées et sens symbolisés par les messagers de Dieu car ils sont sacrés , puisqu'ils sont le souffle qui produit nos actes et comportements ; ce qui est suggéré par la répétition du mot soldat aux versets (27)(74 ) , l'évocation de nos actes et mouvements à travers la répétition des mots  ‘’mains’’ et ‘’pieds’’, ainsi que le son de la voix qui est produit par le souffle .
En effet ,   le son de la voix  est un ensemble de vibrations produites lors de la respiration, par le frottement de l’air des poumons sur les replis du larynx qui abrite les cordes vocales, nommées aussi les plis vocaux , et symbolisés ici par le mot arabe "أَغْلاَلاً"; mot qui a été traduit par "carcans" mais qui peut signifier " plis "  ou " cordes " au verset (8) dans l’expression " Nous assignerons des carcans à leur cou" ; alors que les deux chiffres représentés par les lettres "ya" "sin", les chiffres 28 et 12 , peuvent très bien évoquer la longueur des cordes vocales qui varient entre ces deux chiffres pour une personne adulte . 
 Quant aux degrés de difficulté de la phonation ou la production de sons, le son le plus simple est le cri ; d’où l’emploi trois fois du mot "cri " aux versets (28)(48)(52), pour évoquer les trois positions des cordes vocales durant la phonation : lorsqu’elles sont accolées l’une à l’autre, que l’air ne passe pas , autrement dit l’apnée, lorsqu’elles sont écartées et que l’air circule librement, et enfin la troisième position, évoquée par le mot "se disputent" du verset (48),position dans laquelle les deux membranes que sont les cordes, vibrent l’une contre l’autre grâce à une pression d’air venant des poumons ; ce qui est probablement impliqué par l’expression du verset (50)  "quand il sera soufflé dans la Trompette".
Autrement dit, le choix des vibrations du son n'est pas un hasard  puisqu'ils sont des propagations d'un mouvement ; de même les nouveaux sens et idées sont  le potentiel qui va permettre l'exécution et l'adaptation de nos actes et mouvements , car ils représentent la compréhension; d’où l’évocation de l'énergie à travers la nourriture au verset (35) : "Afin qu’ils mangent de ses fruits ",  la répétition du mot "fruit" aux versets (55)(57) , et l’expression du verset (71) : "Nous avons créé des bienfaits* ", puisque le mot  "bienfait "  se réfère  à la connaissance que la conscience procure ; ainsi que le verset (33): "un signe pour eux , la terre morte à qui Nous donnons vie et d’où Nous faisons sortir des grains dont vous mangez " , les termes ‘manger’ et ‘nourrir’ étant répétés plus de huit fois dans la sourate ,car les sens et  idées sont la nourriture de l'esprit  ; ce qui est également impliqué par  l’image du vaisseau au verset (40) et le verset  (80) "Celui qui, de l'arbre vert, a créé pour vous du feu, et voilà que vous en allumez", l'arbre vert étant le symbole du neurone producteur de potentiel d'action .
En effet, si les vibrations de la voix sont l'expression sonore d'un sens , seuls des comportements fruits d'une réelle compréhension sont susceptibles de propager  la vie ;comme impliqué par l'acte vital qu’est la respiration aux versets(18)(19), et  la répétition du mot ‘’oiseau ‘’ qui se réfère au mouvement ventilatoire, puisque le mécanisme de l’inspiration et l’expiration dessine une forme d’oiseau, lorsque les poumons se remplissent d’air et poussent vers le bas, pour regagner ensuite leur forme initiale lors de l’expiration ;d’où l’évocation de l’éveil par le mot "présent " aux versets (32 )(75),  l’expression du verset (52)  "qui nous a fait lever de notre dortoir ? ", et la répétition de l’expression "donner vie aux morts" tout le long du Coran , ainsi que l’expression  "Nous donnons la vie " qui est répétée plusieurs fois , spécialement au verset (12), pour suggérer  que la prise de conscience des nouveaux sens  doit être continue ; ce qui est impliqué par le mouvement ininterrompu du jour et de la nuit , et du mouvement  de rotation du soleil, de la lune et de la terre aux versets (36)(37)(38)  (39) .
Ce n’est pas un hasard si le Coran , qui signifie lecture et compréhension , en l'occurrence ici celle des sens de Dieu, doit être lu à haute voix , et si le mot   " parole " est répété plusieurs fois ici (6)(57)(69)(75) , puisque sa transmission par les vibrations de la voix symbolise des actes issus de la compréhension et de la conscience pour suggérer que la croyance également doit être le fruit de la compréhension et de la connaissance  , comme suggéré par la répétition des mots " suivez les messagers"  .
Tout comme le renouvellement ininterrompu de l'air dans la respiration permet aux cellules de l'organisme de produire l'énergie nécessaire à la vie ,  seuls des actes et comportements issus du renouvellement d'idées et de la conscience sont susceptibles de suivre  l'évolution et d'assurer l'adaptation aux différents changements  de la société et de la croyance ; ce qui est probablement suggéré au verset (40) , où les vagues transportant l’énergie du vent représentent les idées qui portent les différentes générations vers l'évolution et la progression, ou la défaite et la récession suggérées au verset (43) :" Et si Nous voulons , Nous les noyons : pour eux, alors , pas d'appel au secours, et point ne sont sauvés " car ignorer les nouveaux sens et connaissances ne peut que figer la croyance et la société à travers des préceptes désuets et des comportements inadaptés , comme impliqué par les versets (67)(68) :
    «Et si Nous voulons, Nous les métamorphoserons , sur place ;puis ils ne sauront ni avancer ni revenir  (67) . A quiconque Nous accordons force*, Nous faisons baisser sa forme. Ne comprendront –ils donc pas ?(68) ».
 Ce qui se traduit par l'engourdissement de communautés qui n'ont pas su évoluer et suivre le changement , ainsi qu' une croyance figée, devenue une mauvaise copie de l’originale , une pauvre représentation de la vérité et de Dieu .
             
                       
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                                 Dieu de lumière  (an Nûr)

A la sourate "La lumière", la conscience est évoquée à travers la vue qui implique un itinéraire précis de la  lumière ; de la focalisation, à la réfraction et l’accommodation et au traitement cortical, pour aboutir à une image fidèle , puisque la conscience est une représentation de la réalité .
 C'est ainsi  qu'aux versets(2) et (4), "les coups de lanières" qui sont au nombre de 100 puis 80 symbolisent la focalisation qui consiste à concentrer des rayons provenant du monde externe à la rétine de l’œil, puisque la lumière dont l’aspect ondulatoire rappelle les coups de lanière , permet de fournir une image rétinienne , donc non fidèle à la réalité ; d’où la répétition des mots "calomnie" , "mensonge" et "turpitude" lors des témoignages , car le mot arabe qui a donné "témoignage" est dérivé du mot "vision" ; ce qui explique la répétition de ce mot et le choix de "4 témoins", dont la traduction littérale est "4 vues, "aux versets(4)(6) (8)(13), le chiffre 4 se référant aux nerfs optiques, ou voies nerveuses responsables de la transmission de l'information sensorielle, comme impliqué par le mot "langues" aux versets (15)(24) .
Au verset (31), la première partie évoque les différentes modifications oculaires adaptatives qui vont permettre la formation d’images nettes sur la rétine pour des distances différentes de vision . La première expression "Et dis aux croyantes qu’elles baissent leur regard" symbolise la réfraction que la lumière subit dans l’œil, puisque le mot arabe qui a été traduit par "baisser" signifie "diminuer" . L’expression suivante qui a été traduite par "qu’elles gardent leur chasteté" est une fausse traduction et une mauvaise interprétation, car le mot arabe "Farajon"qui a souvent été pris et traduit par "sexe" signifie une ouverture ou un espace creux entre deux surfaces et se réfère ici à l’ouverture variable de la pupille et à la contraction ou la dilatation de l’iris suivant l’intensité de la lumière incidente ; mouvement protecteur , spécialement lorsque la lumière est intense , comme impliqué par "garder" ou "protéger"  ; d’autant plus que ce mouvement assure la pénétration de la lumière seulement par cet orifice , comme dans une chambre noire . La troisième expression , "et qu’elles ne montrent de leurs parures que ce qui en paraît" , évoque la transmission au cerveau des détails déposés sur la rétine uniquement ; alors que L’expression suivante "et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine" se réfère à l’accommodation par la déformation du cristallin dans le sens d’un accroissement du pouvoir de réfraction , ce qui permet la variation de sa convergence , obtenue grâce aux muscles ciliaires, à la limite de l’iris et de la choroïde .
Néanmoins, ce qui rend possible la formation de cette image, ce sont les milieux transparents de l’œil qui jouent le rôle de lentille convergente . Ils sont décrits ici au verset (40), où la répétition du  mot ‘’ténèbres’’ évoque le fait que l’œil  se comporte comme une chambre noire :
 « Ou comme des ténèbres sur une eau profonde qu’une vague recouvre, et au-dessus une vague et des nuages par-dessus, ténèbres les unes sur les autres, quand il sort sa main à peine s’il la voit. Et celui à qui Dieu n’assigne pas de lumière, pour lui, alors, pas de lumière du tout (40) ».
Quant à la répétition des mots arabes qui ont donné "fornicateur" et "fornicatrice", "zênia", ils se réfèrent à l’image que ‘’les coups de lanière’’, ou les ondes lumineuses ont déposée sur la rétine, puisqu’elle est une image inversée ; d’où le choix du mot arabe qui a donné "parure" "zîna", qui est formé par les mêmes lettres et n’a qu’une légère variation ; car ce mot évoque le réajustement de cette image au cerveau, et les détails de ses représentations sensorielles , comme les formes , les couleurs, la texture , les mouvements …
Au verset (35), c’est justement le réajustement de l’image rétinienne qui est évoqué :
« Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Il en est de Sa lumière comme d’une niche où se trouve une lampe, la lampe dans un verre, le verre, comme un astre de grand éclat ; elle tient sa lumière d’un arbre béni, l’olivier, -ni d’est, ni d’ouest- dont l’huile éclaire, ou peu s’en faut, sans même que le feu y touche –Lumière sur lumière. Dieu guide vers Sa lumière qui Il veut ; et Dieu frappe des exemples pour les gens, tandis que Dieu se connaît à tout ;(35) ».
L’interprétation de ce verset ne peut être obtenue que si nous modifions la traduction de la première partie au moins, car cette traduction n’a pas rendu une variation importante dans la description. Effectivement, il serait plus exact de préciser que : "Allah nour ………….nourihi"  correspond à "Dieu la lumière des cieux et de la terre est comme Sa lumière" ; ce qui rapporte la symétrie qu’il y a dans cette description, puisque les mots "Dieu et lumière" sont répétés à la fin de la phrase, comme s’il y avait un miroir qui renvoie la même image.
Néanmoins aucune traduction ne peut rapporter l’intégralité de la variation faite par cette description, car la version originale décrit non seulement une symétrie mais l’image qui est réfléchie de "Dieu et lumière" est une image plus petite et inversée ,puisqu'à la deuxième partie ,le mot "dieu" est remplacé par un pronom , pour donner ainsi une image inversée et réduite, comme celle que l'on a dans l'oeil .
L’expression suivante dans le verset est "comme une niche où se trouve une lampe, la lampe dans un verre" ; or l’œil se compose de plusieurs membranes , mais celle qui intervient directement et qui est essentielle dans le mécanisme de la vue est la rétine qui est comparée à une niche ; alors que le mot "lampe" se réfère au reflet de la lumière dans l'oeil , et le mot "verre" symbolise les milieux transparents de l’œil, car la cornée, le cristallin, l’humeur aqueuse et l’humeur vitrée,  occupent la plus grande partie de cet organe.
D’autre part, l’expression suivante du verset "le verre comme un astre de grand éclat ;" est une allusion à la forme sphérique de l’œil et présente une autre analogie avec cet organe, car l’œil est souvent comparé à "une perle de grand éclat".
Quant à l’expression qui suit : "elle tient sa lumière d’un arbre béni ; l’olivier, ni d’est, ni d’ouest," elle évoque l’origine du mouvement de l’œil qui se trouve dans le cervelet, composé essentiellement des cellules de Purkinje ; cellules en forme ovoïde avec deux dendrites , et dont l’ensemble constitue l’arbre dendritique de la cellule en forme d’olivier. En outre ces cellules sont bipolaires et les messages parviennent au cervelet par deux systèmes de fibres qui trouvent leur origine dans l’olive bulbaire. Est-ce le sens de "ni d’est ni d’ouest", "ni d’un coté ni d’un autre mais au milieu", comme la partie centrale du cervelet, le vermis cérébelleux qui contrôle les mouvements des yeux ? Ou "ni d’est ni d’ouest" est seulement là pour schématiser le rôle de contrôle de mouvements et de changements de direction de ces cellules ?
La partie suivante de ce verset est claire : "dont l’huile éclaire, ou peu s’en faut, sans même que le feu y touche – lumière sur lumière" :Comment cette huile éclaire-t-elle  sans feu, sinon que par  la pensée qui ne se fait pas par tout le monde ? 

Si la vue est le fruit d'un ensemble de modifications de la lumière et d'un traitement cortical , la prise de conscience de la réalité doit être le fruit d'une analyse plus profonde  et d'une réflexion pour capter  "l’image" . Cette prise de conscience est sacrée et symbolisée par la prise de conscience des sens de Dieu , puisque le  mot "sourates" pour évoquer le Coran  signifie images .
En effet, cette première étape de la vue , l’image rétinienne qui est une image inversée , symbolise notre vision qui , à ce stade , est   de travers et   nécessite  une réflexion  pour réajuster "l’image"  au cerveau , comme impliqué par la répétition du mot "inverser" ou "bouleverser les regards" ; ce qui est essentiel pour corriger "l’image aberrante"  , et restituer une image adéquate de la réalité et de la croyance .
Quant au choix des cellules de Purkinje qui contrôlent la direction du regard, il se réfère à la volonté de ceux qui s’acharnent à ne regarder que dans certaines directions , ne voient que ce qu’ils ont envie de voir, et ferment les yeux sur d’autres aspects ; ce qui donne une image "inversée" de la croyance ,déformation symboliquement représentée  par le choix des mots arabes qui ont donné "feu" (nar) et "lumière" (nour) qui ont la même origine étymologique, sont formés par les mêmes consonnes et n’ont qu’une  variation au milieu ; alors que leurs  sens sont totalement opposés , tout comme" les idées erronées" transmises , et les  sens  réels de Dieu  .
  L’absence de la conscience est représentée ici par le sommeil  qui a été symboliquement représenté ici par le mot "awra" traduit par "nudité" au verset (31) et trois fois au verset (58) , mais qui signifie la déficience de la vue , donc le manque de discernement et de clairvoyance ; car ce mot a été évoqué à trois moments précis de la journée , au verset (58) : avant l’office de l’aube , à midi et après l’office de la nuit ; car après l’office de la nuit et avant celle de l’aube , on est gagné par le sommeil de la nuit et l’ après midi , c’est la sieste ; ce qui est encore suggéré par le mot arabe traduit par "puberté " mais qui signifie aussi "rêve" aux versets (58)  (59) ; car pendant le sommeil, l’activité neuronale diminue, et le mot "awra" ne signifie pas "nudité" au sens propre mais au sens figuré ; ce mot suggère "l'inversion" ou la "déformation" et symbolise une vue déformée .Il se réfère donc à la nudité de l’esprit, lorsque la conscience est endormie et que la vision d’une nation entière est handicapée et engourdie par ses sens. 
 Au verset (61), 3 types d’handicaps sont évoqués avec une accumulation de liens de parentés qui va en s’éloignant, du plus proche au plus éloigné ; comme pour dire que la distance influence la "netteté de l’image" et que la nature intime de certains signes handicape  la compréhension adéquate de leur signification.
Les handicapés impliqués ici sont les handicapés de l’esprit qui ont interprété le processus de la conscience en histoires de sexe et de voile. Ces interprètes ont vu ce qu’ils ont voulu voir, comme suggéré par l’image du mirage au verset (39) ; "Que l’homme assoiffé prend pour de l’eau puis quand il vient il ne trouve rien" (39) ; car ce mot signifie "illusion" de la vue ou interprétation erronée d’une donnée sensorielle .
En effet, la sexualité qui a été évoquée plus de 6 fois et la répétition du choix des partenaires n’est qu’une allusion à la vision binoculaire, où les 2 yeux sont utilisés en même temps, puis la fusion des deux images perçues par les yeux en une seule dans le cerveau , pour prendre conscience des distances et du relief ; alors que le voile symbolise le cristallin qui a un rôle important dans les phénomènes d’accommodation , puisque l’augmentation de sa courbure permet de maintenir l’image sur la rétine quand un objet se rapproche.
De même lorsqu’un sujet nous touche de trop près , il est difficile de rester objectif, et essentiel de se débarrasser de ses préjugés et de faire une analyse plus profonde ; d’où le choix des sens et de la sexualité ici, autant d’éléments affectifs , personnels et sociaux qui empêchent de faire abstraction de ses penchants et d’avoir une vision objective de la croyance ; car seule cette clairvoyance nous permettrait de voir les mauvaises explications dictées par cet handicap ; puisque le voile est une tenue d’une ancienne époque dictée par un principe important de l’islam, à savoir l’obligation d’être discret, de ne pas choquer pour pouvoir vivre en harmonie avec sa société. C’est cette facette - là de l’islam qu’il fallait transmettre et non ce que cette facette, ou ce principe a généré en termes de pratiques à une époque donnée. Car cette pratique – là ne peut être valable qu’à son époque et société, alors que le principe ou la règle de conduite qui l’a générée est éternelle et valable à toutes les époques et sociétés.
Or, si nous transmettons la pratique figée et désuète et non le principe qui a donné cette pratique, nous transmettons une image déformée de l’islam ; d’où l’expression du verset (21) "les pas du diable"  ; puisque le  mot arabe "chaitan" a le sens étymologique de "différent de la vérité" et représente donc une "fausse piste", ou une mauvaise compréhension de l'information .
En faite, lorsque Dieu nous demande "et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine" (31) , il nous demande "d’accommoder" notre vision pour ne pas  avoir une vision floue , comme celle que l’on a à travers un voile, de ne pas s'arrêter à mi-chemin , et de poursuivre le traitement et l'analyse de l'information en général, et des sens de Dieu en particulier , seule alternative pour avoir une image juste de la réalité et de la croyance ; car il faut être bien aveugle pour croire que le Coran évoque la sexualité et non le traitement cortical  , le voile et non le cristallin ; puisque le seul voile intimé ici est le voile de la conscience que l’on doit déchirer pour voir les choses telles qu’elles sont et transmettre les vraies règles , valeurs et principes de l’islam et non les pratiques et usages qu’ils ont générés : seule la transmission des vraies facettes de la croyance permettrait de la percevoir comme une "lumière" et non un "feu" .



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                   4
          Le Sage  (al Hakîm)

La sourate "Les limbes" évoque les  différentes étapes du message de Dieu et les connaissances à travers la lumière et  la vue qui sont impliquées plusieurs fois ici , spécialement aux versets (179) (195) (198) (201)(203); alors que les êtres de lumière , ou les anges qui se prosternent devant Adam,  symbolisent les rayons lumineux qui sont incurvés et orientés vers un même point de la rétine, provoquant ainsi l'excitation visuelle et son traitement, comme impliqué par les questions des versets (44) (49) et l’expression "tourner les regards" (47) , puisque le mot arabe "tourner" ici peut signifier aussi "traiter" . 
Quant à la sensation visuelle est indiquée au verset (40) :"Non, pour ceux qui traitent de mensonge Nos signes et qui s'en enflent d'orgueil, les portes du ciel ne seront pas ouvertes, et point n'entrera au Paradis, que le chameau n'ait pénétré dans le chas de l'aiguille .Ainsi payons-Nous les criminels (40)". Ce qui symbolise les réflexes de contraction et de dilatation de l'iris pour régler la quantité de lumière pénétrant dans l'œil par la pupille; car l'ouverture de la pupille est variable, et  lorsque la lumière est trop forte ,peut avoir la taille du chas de l'aiguille, et capter l'image d'un chameau ; réflexes également déclenchés par la vision d'un objet qui se rapproche ; d’où l’évocation de la pupille au verset (46) par le mot "hijab" ou rideau .
Autrement dit , Dieu décrit ici la capacité de l'œil à détecter la lumière et sa direction et à établir une relation hiérarchique entre les signaux provenant des différentes directions ; comme impliqué par la répétition du mot" les compagnons" qui se réfère aux rayons lumineux provenant d'une même direction de l'espace et concentrés sur un faible nombre de photorécepteurs sur la rétine; "les compagnons du Feu " se référant aux rayons lumineux refoulés car risquant d'aveugler ou de détruire la rétine. D'autant plus que dans tout passage de la lumière d'un milieu à un autre , il y a à la fois   une réflexion d'une partie de cette lumière ,et une réfraction ; puisqu'elle traverse plusieurs milieux transparents inégalement réfringents ,spécialement la cornée et le cristallin qui ont la plus grande capacité de déviation des rayons lumineux , et dont l'indice de réfraction se situe entre 1,3 et 1,4 ,chiffres évoqués probablement à travers la quatorzième lettre de l'alphabet arabe, la lettre "çâd'' (ص) ; ce qui explique l'expression du verset (50) "Répandez de l'eau sur nous, ou de ce que Dieu vous a attribué en nourriture".
Le choix des réflexes photomoteurs ,ou réflexes d'adaptation n'est pas un hasard, puisqu'ils symbolisent les  connaissances  qui ne cessent de progresser , comme celle de la croyance  qui évolue en même temps que nos capacités ; d'où la succession des différents messagers de Dieu  qui symbolisent l’information qui passe par plusieurs étapes et qui évolue, puisque le mot arabe "prophète" signifie "nouvelle" ou "information" ;  prophètes plus ou moins parents qui ont , à peu près, le même message à révéler , puisqu’ils exhortent tous leur peuple à adorer Dieu .
 Ceci explique également l'évocation de l'activité neuronale et l’information sensorielle  impliquée par la répétition des mots  "détailler" , "regard "et la référence au rôle du cerveau dans la vision au verset (198) " Tu les vois qui te regardent sans être clairvoyants " et le verset (179) "ils ont des cœurs avec lesquels , ils ne comprennent pas, ils ont des yeux avec lesquels ils ne voient pas , ils ont des oreilles avec lesquelles ils n’entendent pas " ; puisque la compréhension de la stimulation se fait seulement au cerveau ; d'où le traitement cortical de l’information et l'évocation de Moïse et le départ de son peuple qui schématise les mouvements d’ions responsables de la dépolarisation du neurone : " Et Nous avons fait traverser la Mer aux enfants d’Israël "(138) .
 Il y a donc  polarisation de la membrane qui passe de -70mv au repos , à + 40mv , pour donner un potentiel d’action ; deux valeurs évoquées au verset (142) " Et Nous donnâmes à Moïse rendez-vous à trente nuits ,-lesquelles Nous complétâmes par dix, soit quarante nuits " , ainsi qu’au verset (155) "Et Moïse choisit de son peuple soixante-dix hommes pour un rendez-vous avec Nous. Puis quand le cataclysme les eut pris…", le mot "cataclysme" se référant ici à la dépolarisation ,et la production d’un potentiel d’action ou d’une information , correspondant à l’étape finale de l’intégration ; ce qui explique pourquoi Moïse qui voit Dieu au verset (143), perd conscience et la récupère; Dieu, qui, au verset (145) , lui donne "sur des tablettes , une exhortation sur toute chose, et un exposé détaillé de toute chose ", donc la prise de conscience de l’information .
Toutefois , la progression des messagers symbolisent non seulement  le caractère sacré des connaissances , mais également  leur évolution et  progression qui donnent la vie  , puisque l'exclusion d'Adam du paradis à la terre , avec pour mission de la peupler , représente la transmission  de l'information ; car Dieu dresse une parallèle entre "le livre" ou les sens de Dieu et l'A.D.N. ,  entre Adam et l'ARN messager qui transporte l'information génétique de l'ADN, et entre l'arbre de "l'éternité" auquel il a goûté et l' ARN transfert qui a la forme d'un arbre , et qui traduit cette information génétique en séquences d'acides aminés , tels que le neurotransmetteur.
 D'autre part , Adam et Eve ont été inspirés par le diable déguisé en serpent, or  le diable n’est qu’un ange déchu, et Dieu créa les anges avant Adam ; ce qui coïncide avec l’histoire de l’évolution des êtres vivants, puisque les reptiles constituent la première forme de vie animale sur terre ; forme qui succède aux amphibiens et qui précède l’apparition des premiers mammifères et de l’homme.
L’analyse de l’histoire de Moïse complète cette interprétation, puisque Dieu lui attribua deux signes pour convaincre son peuple, et les deux signes représentent deux transformations : son bras qui change de couleur et son bâton qui devient un serpent ; ce qui suggère des modifications morphologiques des êtres humains , une transformation animale, et un lien qui unit les deux phénomènes et qui renvoie à l’origine de la vie sur terre .
Au verset (133), Dieu envoya sur le peuple de Pharaon : " l’inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang ". Le mot arabe qui a donné " inondation " peut signifier également " ce qui flotte sur l’eau" et symbolise la vie qui a démarré dans l’eau. Les sauterelles et les poux sont une allusion aux premiers insectes et aux invertébrés qui peuplaient la terre jusqu’alors, et les grenouilles symbolisent les premiers amphibiens et le passage progressif des formes aquatiques aux formes terrestres, donc la sortie des eaux ; alors que le sang représente la seconde partie de l’évolution de la vie sur terre, sa diversification et son épanouissement.
Le dernier symbole important de l’histoire de Moïse est le miracle de la terre qui devient mer et engloutit les soldats de Pharaon. Cet événement constitue un lien entre la transformation du milieu et la transformation biologique des êtres vivants qui s’y trouvent ; car le dessèchement de cette mer évoque la régression , des milieux aquatiques au profit de terrains exondés , tels que les terres émergées , les lagunes et les mares ; et les soldats engloutis constituent la disparition d’espèces inaptes à vivre hors de l’eau et la survie de celles capables de vivre sur la terre ferme ; ce qui est impliqué au verset (10) par l’expression : "Nous vous avons donné place sur terre" ;alors que l’expression "hériter la terre" aux versets (100), (128), (129), (137),  indique la survie de certaines espèces , grâce à l'expression d'une certaine information.
Quant aux communautés évoquées détruites à cause de leur peu de foi, elles symbolisent  à la fois la disparition  d'espèces inadaptées, et d'idées désuètes suite à l'apparition de nouveaux sens ,comme  impliqué   par l’expression du verset (34) "A chaque communauté un terme". 
D’autre part , les animaux évoqués dans cette sourate , résument les différentes étapes de l’évolution des êtres , puisque nous avons les invertébrés (133) , les poissons (163) , les amphibiens(133) , les reptiles (107) , les oiseaux (131) et les mammifères (176) dans l’exemple du chien qui halète ; alors que l’histoire de " ceux qui ont été métamorphosés en singes " après avoir désobéi à Dieu (163), symbolise non seulement l’origine commune de l’homme et le singe , mais  surtout une étape intellectuelle primitive  , et des sens désuets et inadéquats .  .
Tout comme les réflexes photomoteurs sont déclenchés par la vision d’un objet qui se rapproche, la progression des connaissances humaines entraîne une meilleure connaissance de la croyance et nous rapproche de la vérité   ; comme impliqué par la répétition de l’expression "la réalisation du Livre" au verset (53) pour symboliser l'expression ou la traduction de l'information pour  adapter la société et  la croyance ; d'où le choix du mot "limbes" pour désigner cette sourate, car ce mot arabe évoque à la fois "limites" ou"frontières", et "connaissances", et suggère  donc les différentes étapes de notre connaissance de la croyance entre autre, puisque l'islam est l'évolution naturelle des croyances précédentes .
En effet, aux sens traditionnels des mots , des sens symboliques y sont associés , sens révélés par Dieu qui a organisé l’écriture du "Livre " en conséquence ; ainsi que le verset (196) indique "oui , mon patron , c’est le Dieu qui a ordonnancé* le Livre , c’est Lui qui patronne les  réformateurs * "; d'où la répétition du mot "Livre " qui évoque l'ensemble des  sens de Dieu et de son message  véhiculés  par des images et des symboles vivants . 
"La réalisation du Livre" signifie donc une meilleure connaissance du message de Dieu ; car  Dieu s’est adressé à nous dans un langage universel, dans lequel ses prophètes et ses signes sont utilisés  pour écrire son message ; car, qu’est ce qui peut mieux régir le destin de l’homme que des valeurs calquées sur sa propre personne ? D'où le premier verset de cette sourate et les lettres "Alif, lam, Mim, S’ad"  qui  occupent respectivement les positions numéros 1, 23, 24,14 de l’alphabet Arabe, pour représenter justement ces chiffres car ils sont les chiffres "code " de l’homme qui a 23 chromosomes et 24 vertèbres .
D’autre part , le choix d’un prophète illettré qui ne  lit pas une langue précise , n’est pas un hasard , puisque Muhammad symbolise une  information qui n’est pas déduite  d’une langue traditionnelle avec des signes graphiques , mais d' une  langue universelle faite d'images et de symboles , et dont l’écriture a commencé bien avant l’islam , grâce aux différents prophètes et leur histoire avec leur peuple ; ce qui est impliqué par le verset (157)  "ceux-là qui suivent le messager , le Prophète illettré qu’ils trouvent écrits* chez-eux dans la Thora et l’Evangile , leur ordonnant le convenable, les empêchant du blâmable, leur rendant licites les choses excellentes, leur interdisant les mauvaises, leur ôtant le fardeau et les carcans qui étaient sur eux. Ceux donc qui croiront en lui, le fortifieront et lui porteront secours, et qui suivront la lumière descendue avec lui, ceux-là sont les gagnants  (157) " .
Autrement dit, si les différentes réfractions ont permis la formation de l'image sur la rétine , les  croyances précédentes ont relayé les différentes images et paraboles de Dieu pour aboutir à une perception adéquate de son message , un message vivant révélé par étapes successives et adaptées à leur époque, sous forme de différentes croyances , et qui aboutit à une étape finale, l'islam ; ce qui est impliqué par l'expression " qu’ils trouvent écrits* chez-eux" ; d'où le verset (158) "Croyez donc en Dieu, et en Son messager, le Prophète illettré qui croit en Dieu et Ses paroles. Et suivez-le … " (158).
 Sinon ,  on aboutit à une société figée et une compréhension déséquilibrée du message ; ce qui est représenté par la répétition du mot "turpitude", spécialement au verset(28) à travers l'expression "Quand ils commettent une turpitude, ils disent : "Nous y avons trouvé nos ancêtres, et c’est Dieu qui nous l’a commandée. "; le mot "ancêtres" étant repris aux versets (70) (71)  avec le même sens ; or ce qui est hérité et utilisé sans réfléchir aboutit parfois à une injustice ; comme impliqué par l’expression du verset (169) "Puis leur succédèrent des successeurs qui héritèrent le Livre, puisant aux biens du plus apparent * et disant : "Cela nous sera pardonné ! Autant de biens leur fussent venus, autant ils en auraient pris ! N’avait-on pas pris d’eux l’engagement du Livre, qu’ils ne diraient sur Dieu que la vérité, alors qu’ils avaient étudié ce qui s’y trouve ? " .
En effet,  comme l'image du chameau qui passe par le chas de l' aiguille , les sens de Dieu sont la lumière qui traverse le temps ,ainsi que les différentes générations aux différentes perceptions ,sans aveugler qui que ce soit grâce à l’emploi d'une langue symbolique faite d'images et de paraboles inaccessibles aux sociétés passées qui n’auraient pu saisir que les mots et les sens apparents , mais qui peuvent désormais être compris par des sociétés plus évoluées ;car, s'il est impossible de capter l'image d'un chameau sans les réflexes d'adaptation de l'iris , certains sens ont nécessité l'évolution de nos capacités intellectuelles  pour être compris. .


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     Le Caché (al Bâtin )

A la sourate "Les bestiaux", Dieu dresse une parabole  entre le cerveau et la réflexion , et la terre et sa culture qui  donne des fruits différents ; comme impliqué par  la répétition de l’expression "semblables et pas ressemblantes" aux  versets (99) et (141) , où le mot" jardins" symbolise les aires corticales, le mot "dattier " représente les vaisseaux et les nerfs et les mots "raisins" et "olivier" se réfèrent aux neurones. Toutefois au verset (99) , c’est l’analyse et l'observation qui est soulignée à travers les mots "germination " , "regardez " et "mûrissement"; alors qu’au verset (141) , c’est l’organisation fonctionnelle et la consommation qui est symbolisée à travers la répétition du mot "récolte" et le mot " manger" ; tandis que l’expression "treillagés et non treillagés" désigne les neurones déjà activés ou non grâce à la réflexion . 
« C’est Lui qui a créé les jardins treillagés et les non treillagés, et les dattiers, et la culture aux récoltes diverses, l’olive et la grenade, semblables et pourtant pas ressemblantes ;-mangez-en du fruit lorsqu’il fructifie, et acquittez-en les droits ,le jour de la récolte : et pas d’outrance !non , Il n’aime pas les outranciers  (141) »
 La répétition des mots "laboure" et "champs" évoquant la terre , symbolise l'activité  neuronale et la réflexion qui donnent des fruits ou idées ; ce qui est suggéré par la répétition du mot "argument" spécialement dans l'expression du verset (149)"A Dieu ,donc,l'argument péremptoire", ainsi que le mot "faire sortir" au verset (99), car la réflexion nous fait découvrir  ce qui était caché , acquérir des connaissances et saisir de nouvelles idées ; d’où la répétition des mots "étudier"(105) (156) , et le mot "science" (147) (119 ) (97) (91) (80) (71) (67) (37), pour évoquer les bienfaits du cerveau que sont les idées et les connaissances ; ainsi que la répétition du mot "bestiaux" ou "bienfait" arabe , qui lu à l’envers signifie "sens";d'autant plus que le nom arabe du cortex "naâma"  est de la même origine que le titre de cette sourate . 
Autrement dit , si la culture de la terre donne différents fruits qui se régénèrent constamment , la réflexion sur des signes et des sens apparents donne  différents nouveaux sens profonds  de Dieu . En effet ,   la réflexion est comparée à la culture qui donne régulièrement de nouvelles récoltes , car elle permet la compréhension de nouveaux sens de Dieu ; ce qui est impliqué par l’expression du verset (28) "leur apparaîtra ce qu’auparavant ils cachaient", la répétition des mots  "cachés" et "paraît" aux versets (120) (151) ,et les mots "secret" et "public" aux versets (3) (47), ainsi que la répétition du mot "dos", correspondant au mot arabe qui peut avoir le sens d'"apparition" (dhohour) . .
Le mot arabe qui désigne "ventre" et qui est répété plusieurs fois dans cette sourate , est lui-même dérivé du mot "baten" qui signifie contenu à l’intérieur , profondément caché; alors que la répétition du mot "matrice" et la répétition dans tout le Coran de l’expression "Dieu donne vie aux morts" évoquent l'apparition de nouveaux sens (7) grâce à l'analyse et la réflexion, car les sens et idées sont l'essence de la vie .
Ceci explique pourquoi Dieu dresse également une parallèle entre ses sens et connaissances qui déterminent la croyance et la société, et l'information génétique base de toute vie, et entre "Le livre" et l'ADN ; puisque l' ADN est comme un livre ou un plan qui guide la construction du vivant ; ce qui est impliqué par la répétition du mot livre spécialement au verset (92)"Qui a fait descendre le Livre que Moïse a apporté à titre de lumière et de guidée, pour les gens, que vous mettez en pages pour les montrer, mais dont vous cachez beaucoup".
 Au verset (96), c'est le noyau des cellules qui est évoqué, puisqu'il contient cette information :"Oui Dieu est le fendeur de la graine et du noyau: du mort Il fait sortir le vivant, et du vivant fait sortir le mort,";alors que la répétition du mot"jinna" se réfère au support de l'information génétique , le gène qui prédétermine un trait précis de la forme de l'être vivant , comme impliqué par l'expression du verset (66) " Pour chaque annonce, un repaire". Quant au code génétique qui traduit l'information  en acides aminés et protéines , il est évoqué au verset  (38):
« Nul être marchant sur la terre, nul* oiseau * volant de ses ailes, qui ne soient comme vous des communautés ; - Nous n’avons dans le Livre, rien manqué ; - puis vers leur Seigneur ils seront rassemblés ».
Toutefois, si les signes de Dieu sont comparés à l'information génétique, la lecture et réflexion sur ces signes est représentée à travers l'expression génétique ; d'où l'évocation de la traduction génétique par l'emploi du deuxième mot des versets (40) (47) ; car ce mot a été traduit par "regarde-moi-les" mais il a le sens littéral de "vois-tu-vous ?", tournure étonnante, puisque le   "tu" , singulier devient "vous" dans le même mot , tout comme il faut plusieurs nucléotides pour chaque acide aminé. Or, lors de la traduction de l'information génétique, trois cadres de lecture sont possibles,puisque toute séquence nucléotidique peut être lue de trois façons différentes,selon qu'elle commence par le premier nucléotide, le deuxième ou le troisième; lectures qui résultent en des traductions en acides aminés totalement différentes .  
En fait  , le choix de l'information génétique n'est pas un hasard, puisque son expression  inter-réagit avec le milieu et détermine des phénotypes précis et essentiels pour la variabilité et l'adaptation ; de même le choix de la terre dont les fruits lui sont spécifiques . 
Si, à partir de graines , la terre produit des fruits et des récoltes destinés à la nourriture et la consommation ,  les  nouveaux sens de Dieu doivent être pris en considération et non les sens apparents et figés , car ceux-ci ne doivent pas être pris tels qu'ils sont ,mais nécessitent une "traduction", ou une profonde réflexion pour mûrir et se développer en des sens adaptés à leur environnement ;  comme impliqué par la répétition du mot "détaillé " (55)(57)(119)(97)(126), la répétition de l'expression "semblables et pourtant pas ressemblantes" , ainsi que le choix des 2 fils d'Abraham qui sont de mères différentes pour symboliser 2 terres et milieux différents ; d'où la répétition des mots "licites" et "illicites" qui concernent la nourriture pour chaque peuple ; puisque la nourriture représente celle de l'esprit, ou les sens qui se traduiront par des préceptes et des comportements ; d'où la répétition de l’expression du verset (118) "Mangez donc de ce sur quoi le nom de Dieu a été mentionné" , qui signifie les  fruits de la réflexion , seuls aptes à être mis en pratique, car c’est la seule alternative pour garder la croyance vivante et adaptée ; comme impliqué par l'acte d'Abraham qui détruit les statues que son peuple adorait , ainsi que le bélier qu’il doit tuer , en symbole de la réflexion qui doit activer la pensée et annihiler  l’ignorance . . 
Ceci explique également la description de criminelles toutes tentatives d' empêcher ces  nouveaux sens et idées de s’exprimer  ; comme impliqué  par la répétition de l’expression  "meurtres de leurs enfants", spécialement au verset (137)  "le meurtre de leurs enfants afin de les faire perdants et de travestir à leurs yeux leur religion" , et le mot "vêtement" aux versets (9) (65) (82) (137) , mot arabe qui peut avoir le sens de déguiser ; ainsi que  la répétition du mot "inversé" (110),et "impédance" aux versets (157) (47) ; car la pratique d'idées désuètes et figées ne peut que déformer la croyance et la société. A titre d’exemple , "l’interdiction de la bête morte" et "du porc " qui ont été compris au sens propre et non au sens figuré , puisque le porc symbolise l’interdiction de la corruption , et la "bête morte "symbolise les pratiques inadaptées qui sont le fruit d’idées désuètes ; alors que l’expression "le sang qu’on fait couler" évoque l’interdiction de la violence en islam . 
Or , les nouvelles générations utilisent toujours des explications dépassées par les événements et ont une pratique qui ne va plus avec son époque, car elle n'est pas le fruit d'une réelle compréhension ;ce qui s'est traduit par des préceptes inadaptés et des interdictions à tort et à travers  ; comme les préceptes concernant les femmes au verset (139) : "Et ils disent ce qui est au ventre de ces bêtes -ci est réservé aux mâles d’entre nous, et interdit à nos épouses" ; expression qui évoque l'interdiction injustifiée de certaines pratiques à la musulmane , et son autorisation à l'homme , distinction qui n'a aucun fondement .    
Donc  dire que ces interprétations sont de Dieu serait mentir ; d’où la répétition de l’expression : "qui blasphème un mensonge contre Dieu"(21) , l’expression "la non-vérité que vous disiez contre Dieu" (93) et la répétition de l’expression "associer à Dieu des co-dieux" , qui est une forme de mécréance .
Autrement dit, croire que Dieu a cautionné de telles injustices est une forme de mécréance, comme impliqué au verset (147) , et les préceptes issus de ces fausses interprétations n’ont rien à voir avec l’islam, car ils ne sont pas  issus des sens profonds de Dieu , mais de sens figés et désuets ; or l’arrêt sur des sens figés et primitifs , est une association de co-dieux, et une forme d'idolâtrie suggérée par l’adoration des statues .
Quant au choix de la répétition du mot "bestiaux", il suggère un manque flagrant d'analyse des "bienfaits" de Dieu, pour avoir une pratique adaptée , et ne pas  succomber à l’erreur et l’injustice; ce qui est criminel , ainsi que la répétition du mot criminel indique aux versets (55) (123) (124), puisque l’origine de ce mot arabe est "erreur". 
 Dieu nous demande de réfléchir et d'acquérir de nouvelles connaissances, car c'est ce qui donne la vie, et  nous rapproche de la vérité et de Dieu; d'où Abraham  qui ne meurt pas lorsque son peuple essaye de le brûler, car on ne peut pas tuer les idées  ..  
Il est donc essentiel de poursuivre le chemin du savoir , et de la réflexion continue , chemin sacré par Dieu puisqu'il est suivi par son prophète , Abraham qui observe et réfléchit ,car la quête de Dieu passe par la quête du savoir.



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                                                             L’Exalté (ar Rafi) 
                                                      
La sourate "Les croyants" évoque le savoir et les connaissances à travers la création , comme impliqué par la répétition du mot  "livre", le mot "vigne" (19) qui se réfère aux neurones, et le mot "jardins" (19) pour suggérer les différents aires corticales, ainsi que la répétition  du mot "créer", spécialement au verset (14) .
En effet, seuls des comportements issus de la connaissance sont susceptibles d'être adaptés à sa réalité, et de garantir  l'évolution et la vie ; d'où l'évocation de l’expression de l'information génétique, du verset (12) au verset (17) et des différentes étapes de la traduction du gène au verset (14) , où le mot arabe qui a été traduit par "goutte de sperme" en réalité signifie seulement "goutte", alors que le mot qui a été traduit par "caillot" se réfère à la chaîne d'acides aminés qui va former la protéine , et l’expression "Nous l’avons consigné dans un reposoir sûr" se réfère au ribosome qui s'installe sur le brin d'ARN pour démarrer la traduction  . 
Quant à  la tournure descriptive "ceux qui" , elle  évoque des descriptions qui suggèrent les gènes dominants déterminant les espèces et leur évolution biologique ; alors que les chromosomes sont évoqués aux versets (21) (22) , et l’expression "il s’y trouve pour vous beaucoup d’utilité" est une allusion au fonctionnement cellulaire et aux différents caractères morphologiques correspondant à ces gènes . Car au verset (20) : "comme cet arbre qui sort du Mont Sinaï, et offre aux consommateurs huile et condiment" , les mots arabes qui ont donné huile et condiments peuvent également avoir le sens de "ce qui recouvre" et ce qui caractérise, donc gène, et le deuxième mot qui a été traduit par "condiment" peut signifier chromosome.
Aux versets (10) et (11), nous avons carrément les mots "héritiers" (10) et "qui héritent"(11) , mots qui dérivent du nom des gènes en arabe , et de leur définition ; puisqu’un gène a deux propriétés caractéristiques : il est un segment d’A.D.N transmis héréditairement et participant à la synthèse d’une protéine,  et correspond à un caractère déterminé ; d’où  la répétition du mot "djina" (25), (70), car ce mot peut avoir le sens de début de jeunesse, ou la fleur d’une plante et peut correspondre à la traduction du mot gène  .
En d'autres termes, nous avons ici une parallèle entre la description des croyants et des gènes dominants, car la foi n'est autre que la conversion des idées et connaissances en actes et comportements , ce qui est essentiel pour la vie ; puisque 
le renouvellement constant du savoir et son expression est vital pour adapter ces comportements ; comme impliqué par la succession des différents prophètes qui exhortent leurs peuples à les suivre, pour symboliser les différentes idées et connaissances  qui se renouvellent et qui doivent entraîner le renouvellement et l’adaptations de nos comportements .
Mais l’évocation des sens et idées est surtout suggérée par le prophète Noé, qui représente l’information, et le Déluge qui symbolise la libération du neurotransmetteur qui permet à un neurone de transmettre des messages en se fixant sur d’autres neurones ; comme impliqué au verset (27) à travers l’expression "Construis l’Arche sous Nos yeux et Notre révélation. Puis quand Notre commandement viendra, et que le four crachera… "; puisque le mot "ordre "ou "commandement" représente le potentiel d’action et le mot arabe qui a été traduit par "four" signifie un four naturel que l’on construit à même le sol. Ce mot schématise donc les vésicules synaptiques qui contiennent le neurotransmetteur dans le corps  cellulaire du neurone .
Ceci  est également indiqué par le mot "rappel", le mot  "précéder" (27), (43), (61) ainsi que le verset (81) qui représente un message transmis d’un neurone à l’autre "Non mais ils disent comme dirent les anciens" spécialement le mot "anciens" ou "premiers" qui est repris tout le long de la sourate et qui symbolise la transmission et l'évolution de l'information ; d’où le mot "génération" aux versets (31) , (42), pour suggérer le renouvellement des idées et des connaissances en général . Les canaux voltage-dépendants sont évoqués aux versets (73) , (74) , et le mot "sortir", répété aux versets (35) (107) et trois fois au verset (72) , est une allusion à une dépolarisation suffisante de la membrane post-synaptique et à la production d’un potentiel post-synaptique  producteur d’idées et de savoir adaptateurs .
Ceci  explique la répétition du mot "promettre" aux versets (35)(36)(83)(93) (96) et la promesse que fait chaque nouveau prophète à son peuple, ainsi que  l'obligation pour tout bon croyant d' exaucer  sa promesse  , puisqu’une promesse représente deux étapes différentes : l’intention ou l’engagement , et l’ exécution ;l'intention, ou la première étape de la promesse étant nos acquisitions, et la deuxième étape, ou l 'exécution étant leur traduction en actes .
En effet, comme le milieu change et évolue, sa prise de conscience et nos connaissances ne peuvent qu'évoluer également , ainsi que notre pratique et nos comportements qui ne peuvent être fixes à travers les différentes générations , mais qui doivent évoluer et suivre les changements pour nous adapter, et adapter la pratique de la croyance  ; d'où le choix des mouvements de la prière musulmane, spécialement celui où l 'on pose le front sur le sol pour marquer l'importance du contact avec notre réalité, et le rôle actif de la connaissance sur cette réalité ; ce qui explique également le nom arabe pour prière "salet", car ce mot signifie "contact", et se réfère à notre relation avec la réalité  qui est sacrée ; puisque seuls des actes issus d'une vraie connaissance de la réalité sont susceptibles de l'influer positivement , et  de garantir notre survie ; comme impliqué par le choix de Noé et l’ Arche qui symbolise l'acte issu de la naissance de l'idée ; acte sauveur et créateur , puisque l'arche porte "un couple de toute chose" pour fonder de nouvelles générations et créations  .
En d'autres termes, Noé patriarche choisi par Dieu pour survivre au Déluge, symbolise non seulement une étape importante de l’évolution biologique, mais également le renouvellement d'idées et l'adaptation grâce à un acte sauveur  . En construisant une arche dans laquelle il emmena sa famille et des couples de chaque espèce animale , et en fondant une humanité nouvelle , Noé constitue ainsi  un symbole important , car il représente les germes de la vie sur terre qui a débuté dans le cerveau et s’est  transmis à la terre par un acte ; ce qui est suggéré par l’expression  "qui vous a répandus sur terre" au verset (79) . le mot "débarquer" (29)  , et la répétition du mot "résurrection qui se réfère aux bienfaits de nos actes qu'on laisse derrière nous , et qui continuent à porter leur fruit longtemps après notre départ ; car si le patrimoine génétique se transmet d'une génération à l'autre,nos sciences et connaissances se transmettent aux générations futures grâce à nos oeuvres . 
La sortie des eaux est une étape décisive qui a marqué un tournant dans l’histoire de l’humanité, et qu’est ce qui peut mieux symboliser cette étape de l’évolution biologique qu’un événement historique dans lequel un messager de Dieu symbolise l’épanouissement de la vie dans la tête et sur terre, ou le savoir et la création ?
Autrement dit , telle la récession génétique  qui entraîne l'extinction , la passivité est comparée à la mécréance , et les mécréants sont ceux  qui ne s'adaptent pas , ne suivent pas le cours des événements et qui disparaissent d'une manière ou d'une autre ; comme impliqué par l'expression du verset (64)"les oeuvres qu'ils oeuvrent y sont contraires" ;alors que la foi en Dieu symbolise la foi en ses idées et croyances, car leur exécution est sacrée : un don doit être obligatoirement exploité, et une compétence doit être nécessairement investie :c’est ce qui nous rapproche de Dieu .
Ce qui signifie que la foi est créatrice de vie , car on ne peut s' empêcher d'agir quand on croit en quelque chose: les croyants sont ceux qui réfléchissent , agissent , et mettent leurs convictions en pratique; c'est ce qui permet d'évoluer , de se réaliser et d' accomplir des miracles , car Dieu nous a créés parce qu' Il croit en nous.

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                                                     Dieu d’amour  (al Wadûd)

 A la sourate "Les coalisés", la vision binoculaire est évoquée pour représenter les différentes visions et compréhensions du message de Dieu .  
Au verset (46),c’est l’information sensorielle qui est suggérée par " lampe éclairante ", alors que la réception de la lumière ,symbole des sens de Dieu et du savoir , est suggérée par l'évocation de l'oeil au verset (72), et le mot " rideau ",ou "hijab "  (53),qui se réfère à l’iris ,diaphragme régulateur de la quantité de lumière pénétrant dans l’œil ; régulation ou dosage suggéré ici par le début  du verset (53) "n’entrez pas aux demeures du Prophète,-à moins qu’invitation ne vous soit faite ", car trop de lumière peut aveugler  ; d’où l’évocation "des paupières " protectrices à travers le mot " grands voiles " (jelebibihina) au verset (59), ainsi que la répétition du mot "mal " ou "nuire " tout le long de la sourate .
Quant à la répétition des mots "épouses", "couple" et "mariage", elle se réfère à la vision binoculaire qui symbolise la compréhension humaine, car cette vision aboutit à la perception de la distance , du relief et de la profondeur, mais peut parfois aboutir à des erreurs d'interprétation .
Effectivement , le premier degré de la vision binoculaire est la vision simultanée des deux yeux , ensuite le "mariage" ou la fusion, lorsque les deux extériorisations sont traités par le cortex visuel pour donner une perception unique de l'espace, et enfin la vision stéréoscopique où le traitement par le cortex visuel des disparités entre les deux images rétiniennes permet de prendre conscience du relief ; d'où le verset ( 35)  qui évoque la correspondance rétinienne des 2 images grâce à des informations identiques provenant des 2 yeux , et l'expression du verset (37)"Garde pour toi ton épouse" qui représente la fusion des 2 images rétiniennes . 
Autrement dit, la vision binoculaire qui permet la perception du relief et de la profondeur , symbolise une compréhension profonde des sens de Dieu , et donne des interprétations claires et cohérentes du message ; interprétations symbolisées à la fois par les personnes les plus proches du messager , ses épouses , ainsi que  l'essence de la vie , le sang qui est évoqué ici à travers le système A.B.O , ses quatre phénotypes sanguins (A, B, AB et O), et les 9 possibilités d’échange entre ces quatre groupes  ; deux chiffres qui sont justement symbolisés par le nombre des épouses du Prophète.
En effet, lorsque le Coran a limité le nombre des épouses légales à 4, Muhammad en avait 9. Comme toutes refusaient de divorcer, Muhammad eut recours à la seule alternative possible : il limita ses rapports conjugaux à quatre d’entre elles seulement, tout en les gardant toutes. Mais de temps en temps, il substituait l’une à l’autre, pour que les délaissées "ne fussent pas affligées", comme indiqué par le verset (51). Le verset (52) de cette sourate l’obligea à renoncer à cette pratique car il ne se sentait jamais au-dessus des lois qu’il transmettait à ses disciples. 
D’autre part, le cœur  est évoqué plus de dix fois , spécialement au verset (4), où l’expression : "Dieu n’a assigné deux cœurs au sein* d’aucun homme" est une allusion aux deux moitiés séparées complètement par une cloison mitoyenne, comme si il s’agissait d’un cœur droit et d’un cœur gauche, mais qui ne  forment qu’un cœur ; alors que les liens du sang sont évoqués à plusieurs reprises ici à travers l'accumulation des termes de parenté . 
Il est donc clair que Muhammad symbolise à la fois le message et le cœur  , ses épouses symbolisent les 4 groupes sanguins , et la substitution que le Prophète pratiquait avant son interdiction représente les 9 possibilités d’échanges sanguins ; le sang étant choisi pour son aspect immunitaire et protecteur; d'où l’évocation de ce rôle immunitaire  , spécialement dans la première partie de la sourate à travers la répétition du mot " soldats" , "combats" et l’évocation d’un fait important de l’histoire du Prophète , à savoir la bataille du " Fossé" , où un ensemble de tribus "coalisées" assiégèrent Médine et le Prophète pendant plusieurs jours et furent finalement chassées et dispersées par un vent violent ; fait qui symbolise la respiration suggérée par les mots "vent" et "secousse" (11) ; alors que "les coalisés" représentent les différents groupes d’antigènes auxquels les défenses immunitaires  font face, ainsi que  les mauvaises explications , et les idées étrangères à l'islam, que seul un coeur pur peut combattre .
Ce qui explique l'évocation de l'enfant adoptif du Prophète, Zaid , mot arabe dont l’origine  signifie le "rajout" ou "l'extra", et se réfère à ce qui est de trop, ou aux idées étrangères à l’islam . Au verset (37), Zaid divorce de Zaineb , la cousine du Prophète que Dieu donne en mariage à Muhammad ; acte qui représente le rejet de ce qui est étranger au message, et  un passage  à une réelle compréhension ; puisque les enfants biologiques et ceux adoptifs symbolisent nos propres idées et les idées d'autrui ; ce qui est impliqué par l'expression du verset (4) "et ne vous a pas assigné d’enfants adoptifs pour fils"; car  une compréhension réelle du message est essentielle pour ne pas succomber à de mauvaises interprétations .
En effet, la plupart des explications du Coran sont faites par des exégètes , qui au mieux manquent d'objectivité, et au pire déforment volontairement les sens de Dieu , en se basant sur un hadith sorti de son contexte , ainsi que l'évocation de ce mot implique au verset (53), à travers l'expression " sans chercher à vous rendre familier certain hadith" .  Lorsqu'ils légifèrent pour fixer les préceptes de l'islam , ces exégètes obéissent  à leurs maîtres et chefs politiques , comme impliqué aux versets (66), (67)," Seigneur, oui nous avons obéi à nos chefs et à nos grands. C’est donc  eux qui nous ont égarés du Sentier "(67) .
Au verset (18), l’expression "leurs yeux se  tournent* " se réfère à la modification de la direction du regard, car les mouvements oculaires  sont des rotations que les 2 globes effectuent autour de leur centre ; verset qui évoque  ceux qui choisissent délibérément de considérer un aspect précis des sens de Dieu , et détournent les yeux d’un autre aspect par égoïsme , comme la répétition des mots "hypocrite" et  "maladie au cœur"   impliquent, ou  par lâcheté , comme impliqué par la répétition des mots "peur" et "fuite "tout le long de la sourate, ainsi que  le mot"alarmiste"(60)  ; d'où l'expression du verset (5)"nul grief à vous de ce que vous faites par erreur, mais de ce que vos coeurs font délibérément"  .
"Les coalisés" n’évoque pas la polygamie de l’homme qu’est Muhammad , mais du Prophète et messager qui est un symbole : (40) :  "Muhammad n’est père d’aucun de vos hommes, mais messager de Dieu, et sceau des prophètes " ; d' où l'expression du verset (4) "Dieu n’a assigné deux cœurs au sein* d’aucun homme ", puisque la pureté de l’amour n’admet pas la duplicité de la polygamie et la polygamie n'a pas été autorisée par Dieu, comme impliqué par la dernière partie du verset (4) "C’est là votre parole , de votre bouche , alors que c’est Dieu qui parle avec vérité " ; car la polygamie a été autorisée par ceux qui  ont été influencés par des chefs polygames eux-mêmes .
Ce manque d’objectivité de l’homme lorsqu’il explique le Coran , et cette tendance à déformer les sens de Dieu est suggérée au verset (72) par  l’emploi du mot "prévaricateur "   : "Oui , le Dépôt que Nous avions proposé aux cieux , à la terre et aux montagnes, ils ont refusé de le porter, et en ont eu peur , alors que l’homme le porta : celui-ci reste, oui, très prévaricateur, très ignorant " ; déformation qui aboutit à l’ignorance de la vérité  ; alors que le mot "dépôt"  symbolise la responsabilité que l'homme a d'avoir une bonne connaissance  du message de Dieu , et son devoir de préserver  l’intégrité de la croyance grâce à la réflexion
et la révélation de ses vraies valeurs , pour  empêcher la déformation de ses sens et sa diffamation par ses propres interprètes et des interprètes étrangers.
Mohammed n’est pas seulement porteur d’un message, il est lui-même un message et l’histoire de sa vie est un message d’amour et de tolérance ; car l’aspect purificateur du sang et du cœur pour assurer l’homéostasie symbolise l’aspect réformateur de l’islam pour atteindre l’harmonie grâce à l’amour, la tolérance et la solidarité qui ont été symbolisés par le Prophète et sa polygamie .


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                                                                     8                                                                                                           Dieu de paix  (as - Salâm)


La sourate "Abraham" trace une parabole entre la parole de Dieu et l’arbre, car l’arbre évoque la cellule nerveuse , ou le neurone .
 En effet, une des deux principales propriétés du neurone est l’excitabilité,  représentée ici par les différents prophètes et le dialogue ou l’argumentation qui se déroule entre ces prophètes et leur peuple à chaque fois et qui est évoquée du début jusqu’au verset (22) ; car ceux qui croient et ceux qui ne croient pas à chaque fois représentent le signe (+) et le (-) , ou la conversion de la stimulation en  phénomènes électriques ou potentiel d’action .
Cette double attitude des peuples vis-à-vis  de leur prophète est identique chez tous les peuples, car, quelle que soit la forme d’énergie appliquée à un récepteur, le récepteur traduit cette énergie en une seule énergie : l’énergie électrique. Ce qui est également impliqué par  le mot " parole " , répété aux versets (27) (24) et (26), spécialement les mots  " parole excellente " et " parole mauvaise " qui sont opposés et représentent bien les charges positives et négatives du message :
 « N’as- tu pas vu comment Dieu frappe en exemple la parole excellente ? Elle ressemble à un arbre excellent dont la racine est ferme, et la ramure, dans le ciel ; (24) ……(25). Et il en est d’une parole mauvaise comme d’une plante mauvaise déracinée de la surface de la terre : elle n’a point de stabilité (26) ».
 Autrement dit , l’arbre qui symbolise le neurone n’a pas été choisi par hasard, puisque l’origine arabe du mot "arbre " évoque l’interaction et l’excitabilité ; alors que la répétition du mot " parole " se réfère à la deuxième propriété importante du neurone , la connectivité ou la transmission du message nerveux qui se traduit par une succession de potentiels d’action se propageant de la membrane d’une cellule nerveuse à une autre ; message nerveux évoqué ici par le mot récolte qui  symbolise les idées et les sens qui se fructifient et se renouvellent grâce à la réflexion , comme impliqué par l'expression du verset (25) "  elle donne à tout instant sa récolte ".
 En d’autres termes ,la réflexion est symbolisée par la culture qui donne constamment de nouveaux fruits, car elle seule peut donner constamment de nouvelles compréhensions  adaptées ;d'où la répétition de l’expression " que tu fasses sortir les gens des ténèbres à la lumière " (1) (5) ; ainsi que la représentation du processus par lequel les idées sont élaborées dans le cerveau , à savoir la répétition du mot exemple , spécialement dans l’expression " Dieu frappe les exemples " ; puisque, par définition, un concept est une représentation générale de la réalité d’un objet.
 Autrement dit, seule la réflexion continue sur les sens de Dieu peut donner des interprétations adaptées aux  différentes générations qui se  succèdent à travers le temps et l’espace ; d’où la répétition du mot terre plus de 10 fois, spécialement au verset (50) : « au jour où la terre sera remplacée par une autre et les cieux aussi .. » ; ainsi que le choix du symbole de la vie pour représenter le neurone, l’arbre , la répétition du mot " peuple ", spécialement dans l’expression du verset(4) "Et Nous n’avons envoyé de messager qu’avec la langue de son peuple" ; ce qui explique l’évocation des deux fils d’Abraham qui doivent vivre sur deux lieux différents, pour suggérer deux peuples et deux environnements  socioculturels différents qui ont nécessité deux interprétations adaptées à chacun ; Abraham étant le sens original, ou les graines dont la culture dans 2 terres différentes donne 2 fruits différents ;  d’où  sa prière  au verset (37) : " j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée qui , vraiment ,est tout autre qu’agricole ... nourris-les de fruits " . Car les fruits en question ici sont les fruits de la compréhension, ou les nouveaux sens idées  .
 En effet, l’expression  "parole mauvaise" se réfère aux mauvaises  interprétations du Coran qui ne sont pas basées sur la réflexion ; comme impliqué par  l'expression "déracinées de la surface de la terre" (26)  ; car figées à travers les siècles, ces explications non seulement figent la pratique de la croyance , comme suggéré au verset (35) par  la prière d’Abraham pour ne pas adorer des "idoles" , mais nous induisent également en erreur , en masquant les sens réels de Dieu ; ce qui est évoqué par l'expression du verset (4) "ont remis leurs mains sur leur bouche" , la répétition du mot" stratagème " 4 fois au verset (46) , ainsi que le mot "égarement" (3)(4)(18)(27)(30) et l’expression du verset(3)  "empêchent du sentier de Dieu et cherchent à le faire tortueux" . 
 Au verset (28), suivre ces explications nous mène à notre perte :
 « Ne les as-tu pas vus, ceux échangent pour de la mécréance le bienfait de Dieu, et font en sorte que leur peuple s’installe dans la demeure de perdition  » ; alors qu’au verset (49), certaines mauvaises interprétations deviennent des chaînes .

                    

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               Le Puissant  (al - Qadîr)


La sourate "Le tonnerre" évoque une parallèle entre l'énergie et le potentiel d’action de  la réflexion par le choix de l’éclair et la foudre qui est répété trois fois dans la sourate , car la réflexion est le potentiel de toute vie ;ce qui est impliqué par la répétition des expressions "les gens qui réfléchissent "(3), et "les gens qui comprennent"(4), ainsi que l’évocation du  cerveau aux versets (3)(4),spécialement l'expression " jardins de vignes, champs et dattiers" qui symbolise les neurones , le verset (15) ,où " l'oeil" qui capte la lumière évoque l'homme qui capte les sens de Dieu , ainsi que  l'évocation de la création d'idées et de savoir , fruits de la réflexion, à travers la répétition du mot "fruit", et l'expression du verset (35)" ses fruits sont perpétuels".
Quant au verset (17) , c’est la transmission synaptique qui est évoquée par la libération du neurotransmetteur, à travers l’expression "C’est Lui qui du ciel fait descendre l’eau, et les vallées s’inondent à la mesure de leur capacité, et l’inondation charrie une écume flottante"; le mot "écume" se référant probablement à la formation du potentiel transmetteur de l’information utile ; comme impliqué par l’expression suivante" puis l’écume, elle s’en va comme au rebut*, et ce qui est utile aux hommes , cela demeure sur la terre" ; car si le potentiel d'action disparaît , son action ou l'information transmise reste.
Autrement dit, ce verset dresse une parabole entre l’énergie qui  transforme ,et le potentiel d’action qui fournit un travail ; comme impliqué par la répétition du mot "parabole" deux fois dans ce verset ;car telle la métallurgie qui transforme les métaux , la réflexion est le tonus qui change les idées désuètes en sens et idées plus adéquats et plus adaptés à leur époque .
En effet ,si lors de la communication neuronale le message chimique se transforme en message nerveux ,la réflexion est la seule susceptible de renouveler les sens de Dieu et les connaissances ; ce qui est essentiel pour la vie  de la croyance, et son adaptation grâce à la révélation  de ses vraies valeurs , et des explications plus contemporaines, comme impliqué par le verset (38) et le (39)"Dieu efface ce qu 'Il veut, Il confirme aussi. . Et le Livre*-mère est auprès de Lui"; ce qui signifie que le renouvellement et l'adaptation des explications du Coran à leur époque, est une obligation comme évoqué au verset (21): " ceux qui unissent ce que Dieu a ordonné d'unir" et le verset (25):" et rompent ce que Dieu a commandé d'unir" , ainsi que l'expression du verset (36)" Parmi les factions ,cependant,des gens désapprouvent une partie" ; d’où l’évocation du changement social et de l’adaptation de la croyance ensemble au verset (11) ; car l’adaptation des préceptes de l’islam à leur époque est un acte suprême d’adoration de Dieu. Elle est une obligation, un pilier de l’islam si nous voulons le comprendre tel qu’il est vraiment.
 Dans le cas contraire, nous risquons de tout comprendre de travers, de confondre le bien et le mal ou l’utile et le futile. Au verset (14), l’eau n’est pas évoquée pour symboliser l’énergie ou l’utile mais elle est utilisée dans une image qui représente le futile, comme indiqué par l’expression "pas plus que l’eau ne saurait parvenir à la bouche de celui qui tend vers elle ses deux paumes pour qu’elle y parvienne". Un aspect double des choses est encore représenté par la répétition du mot "bien" et le mot  "mal" aux versets (11) (18) (21) (25) et des deux mots ensembles aux versets (6) (18) et (22). Au verset (16), nous avons trois paires d’opposés à travers les mots "bien" et "mal", les mots "aveugle" et "voyant" et les mots "ténèbres" et " lumières".
 Cet aspect double et contradictoire correspond au fossé qui existe entre la réalité d’une vérité et ce qui peut en être fait par manque de réflexion ; comme notre croyance et ce qui en a été fait , puisque la foi du pardon , de la tolérance et la miséricorde a été déformée en haine et fanatisme , la foi de la clairvoyance en foi du "voile" ;alors que la foi de la solidarité et de l’humanité a été déformée en une croyance abritant les aberrations de la polygamie .
"Le tonnerre" est un titre qui reflète la colère. Dieu serait-Il en colère contre ces différentes déformations et ceux qui en sont les auteurs ? Comment espérer un changement ou une amélioration en nous par des préceptes qui sont au mieux désuets et au pire déformés ? 
Et comment espérer un changement et une amélioration en une croyance si les membres de la société sont l’incarnation d’idées mortes; une société enchaînée par les chaînes de l’ignorance (5) ? Ce qui est impliqué au verset (11) : "Dieu ne change rien, en un peuple, tant qu’ils n’ont rien changé en eux-mêmes" ; expression suggérant que la réflexion et les idées sont le potentiel de la société  et de la croyance.


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                            Le Savant (al-Alîm)

A la sourate "L’homme ",le choix de ce mot n’est pas un hasard puisque le terme "homme " en arabe a pour deuxième sens "œil ", et l'oeil est constitué d'une partie nerveuse, la rétine,et de milieux transparents; tout comme l'homme qui est fait de pensées et d'émotions ; ce qui explique le choix du mot arabe "mizej " répété aux versets (5) et (17), et traduit par "mélange " , mais qui signifie humeur aqueuse , et l’expression du verset(2) " Oui c’est Nous qui créons l’homme d’une goutte de mélange " .
D’autre part ,la notion de liquide est évoquée plusieurs fois à travers des mots tels que "abreuver " (5) (6) (17)(21), ou "jaillir" (6) et "circuler "(15)(19) ; car le liquide symbolisé ici est l’humeur aqueuse et vitrée de l’œil humain ; ainsi que la répétition de ce mot "œil " implique aux versets (6) et (18), et la répétition du mot voir aux verset (11)(13)(19)(20)(20).Aux versets (15) et(16) , le mot "cristalline" suggère brillance et transparence des milieux transparents de l’œil ; alors que "le récipient d’argent "(15) et la répétition du mot "argent " (16) suggère blancheur et pureté .
Tout comme l'information passe par plusieurs milieux transparents sans changer de nature , l'homme qui est également le fruit de pensées et d'émotions doit faire la part des choses et ne pas confondre l'information qu'il reçoit avec ses désirs et sentiments ;d'où l'évocation répétée ici de la transparence des liquides , spécialement au verset(5), où le produit évoqué,  le "camphre ",est insoluble dans l'eau, : "Oui, les charitables boiront d'une coupe dont le mélange sera de camphre (5)" . 
En effet , la description détaillée du paradis ici est très mal comprise ; comme l’image des "garçons éternellement jeunes " au verset (19) , car le mot arabe traduit par "garçons " ne suggère nullement des objets sexuels , puisqu'il signifie  "création " ou "naissances"et se réfère aux nouvelles idées qui sont un trésor ; ainsi que la deuxième partie du verset suggère: "Quand tu les verras, tu les compteras pour "perles éparses ". De même la répétition du mot "coupe " aux versets (5)(15)(17) ne se réfère pas aux boissons , puisqu'elle symbolise la vision photopique, ou les cônes , cellules de la rétine qui sont en forme de cône, et qui ne voient qu’en lumière du jour, mais qui sont capables de saisir les couleurs et de distinguer les détails donnant l’acuité visuelle  ; ce qui explique la répétition du mot "jour " aux verset (7)(10)(27), et l’évocation du soleil au verset(13), puisque les cônes ont une haute performance , mais nécessitent un apport lumineux plus considérable que les bâtonnets qui peuvent voir à très faibles luminosités .
Quant au rôle protecteur de la cornée contre les UV et les impuretés, et du corps vitré qui absorbe les UV et les infrarouges , il évoque les sentiments et émotions qui empêchent de se radicaliser ,adoucissent les moeurs ,et confèrent souplesse et flexibilité à nos jugements et nos décisions ; d'où l'évocation à deux reprises de "source", puisqu'une source naturelle souvent jaillit de la pierre, spécialement au verset (6):"d'une source que l'on fera jaillir de jaillissement ": l’homme est une source intarissable de sentiments , de joies, et  d'amour, autant d'émotions et de sentiments qui maintiennent notre humanité ;comme impliqué par l’expression du verset (7) " ceux qui accomplissent le vœu pieux et redoutent un Jour dont le mal plane " et le verset (11) "Dieu ,donc, les protégera du mal de ce jour-là, et les rencontrera dans le verdoiement  et la joie " , ainsi que les versets(13)et(14).
Quant à  la répétition du mot "chemin " (3)(22) (29)  , et le mot "salsabil" (18) arabe qui comprend à la fois "chemin" et "demande" , ils suggèrent que la quête du paradis passe non seulement par la quête du savoir , mais également par la quête de l'amour et de sentiments ,car c’est ce qui amène harmonie et bonheur , et donne un sens à la vie ; ce qui est suggéré par l’évocation d’arômes tel que le "gingembre " (17) responsable du goût . 



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                                                        Le Clairvoyant (Al-Basîr)

La sourate " Le Très Miséricordieux", évoque  le processus de la conscience à travers la vision binoculaire tout le long de la sourate ,spécialement aux versets (17) (18) "Le Seigneur des deux Levants (17) et le Seigneur des deux Couchants! (18)" , ainsi que le verset (3) "Il a créé l’homme" qui se réfère à l’œil qui capte la lumière , et la répétition du mot "deux sources" aux versets (50) (66);puisque le mot arabe qui a donné  "deux sources " , signifie les yeux .   Cet aspect double est également impliqué au verset (19) où le mot " deux ondes "ou "deux mers" se réfère aux deux milieux transparents de l’œil , le corps vitré et l’humeur aqueuse qui ne se mélangent pas grâce au cristallin, ainsi que le verset (20)implique : "Comme il y a entre les deux une zone intermédiaire, elles ne s’en veulent pas" ;alors que le verset (6) " Et l’étoile et l’arbre tous deux se prosternent" évoque l’aspect sphérique de l’œil et l’incurvation de toute image reçue et transmise par les milieux transparents .
Le choix de la vision binoculaire n'est pas un hasard, puisque chaque oeil perçoit la même image, mais avec un léger décalage . Ce qui donne 2 images planes qui vont être fusionnées au cerveau pour reproduire le relief et la profondeur de l'image ; alors que la répétition 2 fois "des 2 jardins", elle se réfère aux aires du cortex  primaire dans les 2 hémisphères et le cortex associatif du cerveau , lieu suprême de l'acheminement des informations reçues , de la recomposition de l'espace et de la création ; ce qui est impliqué par la répétition de l'expression "les cieux et la terre", et l'évocation des différents états de la matière au verset :(14)" Il a créé l'homme d'argile sonnante comme la poterie", ainsi que le mot "deux charges" au verset (31) .
Autrement dit, le savoir et les connaissances sont sacrés puisqu'ils sont symbolisés par le paradis de Dieu , comme indiqué par l'évocation des nouvelles idées aux versets (56) (72),  par " belles aux regards chastes,que ni homme ni djinn avant eux n'aura souillées " et "houris cloîtrées dans les tentes " ; alors que la lumière , symbole des sens de Dieu et de la connaissance , est suggérée à travers les sources qui émettent la lumière ou qui la réfléchissent au verset (5) " Le soleil et la lune sont d’après un calcul" , et le verset (15) qui évoque la nature de la lumière : "et Il a créé les djinns d’une flamme de feu sans fumée " ,ainsi que le verset (35) "Contre vous deux ,sera envoyée une flamme de feu, et aussi une fumée.. ",verset qui peut suggérer non seulement la nature électromagnétique de la lumière, mais également le flux de particules énergétiques qui la compose, les photons .
Quant à l’accumulation des couleurs tout le long de la sourate , elle implique la dispersion de la lumière blanche, non pas par réfraction dans un prisme, mais par décomposition lorsqu’elle traverse les différents milieux transparents de l’œil ;puisque chaque vitesse de propagation d’une onde lumineuse dépend de sa fréquence et détermine une couleur précise ; couleurs  énumérées à travers le mot " brocart " au verset (54) et le mot "vert"(76) et "verdure" (64), mais surtout la couleur rouge qui est évoquée quatre fois, à travers la répétition du mot "corail" aux versets (22)(58), le mot "rubis"(58) et le mot "grenade" au verset(68), sans doute pour suggérer la longueur d’onde correspondant à la couleur rouge, une fois la lumière décomposée ,ainsi que le verset (37) implique :  " Puis quand le ciel se fendra et deviendra rose comme l’huile qui a pris feu " ; d'où le verset qui ponctue toute la sourate et se répète presque régulièrement tous les deux ou trois versets, pour suggérer une fréquence :  "Eh bien vous deux ,lequel des bienfaits de votre Seigneur traiterez-vous de mensonges ? "
Tout comme la dispersion de la lumière aboutit à la formation d'une image nette de l'environnement et permet d'interagir avec son milieu, seule une analyse des informations qui nous parviennent , et une vision équilibrée et cohérente de notre réalité sont susceptibles d'ajuster nos réactions , et interagir de façon adéquate ; ce qui est impliqué par la répétition 4 fois du mot "balance" au début de la sourate pour désigner "la netteté de l'image" et l'harmonie de la réaction  ;alors que le paradis se réfère à ce que l'homme peut faire de son environnement , grâce à la conscience et la connaissance, qui sont un trésor inestimable, comme impliqué par l'image des" vaisseaux produits sur la mer "  au verset (24) , la répétition 4 fois du mot "puissance" au verset (31),et la répétition de l'expression "Ton Seigneur ,plein de majesté et de munificence " aux versets (25)(77) , pour symboliser le pouvoir qu'une information correcte représente.    

      
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                                              Qui façonne (Al-Musawwir)

La sourate "Les détaillés " évoque les sens de Dieu à travers la connaissance et la perception humaine ; comme impliqué par la répétition du mot arabe "homme" pour évoquer l’œil humain qui capte la lumière  ,et le mot "rideau" ou "hijab" qui symbolise l’iris de l’œil responsable du contrôle de la quantité de lumière incidente dans l’œil .    
Ceci explique l’évocation du stimulus , et de la création  des cieux et de la terre aux versets (9) et (10), la terre étant à la fois le symbole de la matière, dont le mouvement va donner les différentes galaxies,et le stimulus qui va donner la connaissance , ainsi que les différents signes ,images, et symboles de Dieu , dont la conversion va donner les sens profonds de Dieu  . Quant aux versets (11) et (12) , qui en apparence évoquent la création des cieux, ils se réfèrent à  plusieurs niveaux de connaissance, comme impliqué par l’expression : " Il les décréta 7 cieux, et révéla à chaque ciel son affaire" . Alors que l’expression suivante : "Et Nous avons décoré le ciel le plus proche de lampes et d’une garde" symbolise le niveau de compréhension ou de connaissances le plus accessible à une société ou génération donnée; d’où l’évocation de la sensibilité à travers la répétition de l’expression "leur ouie et leurs yeux et leur peau témoigneront de ce qu’ils oeuvraient" aux versets (20)(21)(22), le mot "témoigner" étant répété plusieurs fois pour symboliser la réponse humaine aux stimulations ; alors que la traduction de la stimulation du milieu est évoquée à travers la répétition du mot décorer (12)(25) et le mot "foudre" répété 3 fois aux versets (13)(17), puisque la foudre symbolise le potentiel d’action de la conversion du stimulus ; alors que le mot collègues au verset (25) désigne les deux charges électriques (+,-) de l’influx nerveux issus de la stimulation et transmis au cerveau après un codage  en modulation de fréquence  .           
Autrement dit, si la connaissance est le fruit de la traduction des stimulations de l’environnement , les sens de Dieu sont également le fruit de l'interprétation  de ses signes et symboles ; d’où le verset (53) :"Nous leur ferons voir Nos signes à tous les horizons, tout comme dans leur propre personne"; ce qui explique l'évocation de la langue au verset (44), puisqu'elle est une connaissance issue de son environnement: "Si Nous en avions fait une langue non arabe ,ils auraient certes dit : "Pourquoi ses versets n’ont-ils pas été  détaillés  ?Quoi ?Du non arabe pour un arabe ?" , ainsi que le verset (3) : "Livre dont les versets ont été détaillés en une Lecture arabe pour gens qui comprennent"; verset où le mot arabe "signe" signifie  à la fois "verset" et "signe" .
Or, si une langue est un système de signes verbaux ou graphiques propres à une communauté, le Livre est un mot qui veut dire "écriture" et signifie que le message a été écrit ,non pas par un système de signes graphiques traditionnels comme toutes les langues, mais par différents symboles , images et paraboles ; donc une espèce de code qui permet de transmettre les sens de Dieu , à travers le temps et les différentes générations .       
 Autrement dit , au-delà de la langue arabe , Dieu utilise une langue symbolique qui s’adresse, non pas à une communauté précise, mais à l’humanité entière  ; car il a été conçu de telle sorte qu’il transmette de nouveaux sens et de nouvelles compréhensions adaptées aux capacités des différentes générations, comme impliqué par l'évocation du calcul et dosage au verset (9), ainsi que le choix du mot "hijab",symbole de l'iris .
 Au verset (36), Dieu nous demande de prendre en considération les sens des signes et non les signes eux-mêmes : "Et sont de Ses signes la nuit et le jour et le soleil et la lune : ne vous prosternez ni devant le soleil ni devant la lune, mais prosternez-vous devant Dieu qui les a créés, si c’est Lui que vous voulez adorer ." ,ce qui est également symbolisé par l’histoire des peuples Aad et Thamoud (13 ).
 En effet, le peuple de Aad étaient des adorateurs de statues, symboles d’idées désuètes et figées ;alors que le peuple Thamoud demande à leur prophète un signe de Dieu. Le prophète Salih invoque donc Dieu qui fait sortir de la terre une chamelle  vivante ,comme preuve de son existence, mais les Thamoud finissent par la détruire en lui coupant les jarrets ; ce qui signifie que la terre qui a enfanté la chamelle se réfère aux signes de Dieu  qui génèrent des sens vivants, et la destruction de la chamelle par les Thamoud symbolise l’inhibition de nouvelles idées et  compréhensions car on continue à prendre le stimulus pour la connaissance, et les signes pour les sens de Dieu ;destruction qui symbolise aussi l'attitude de rejet que certains ont vis-à-vis des nouvelles idées et connaissances , et le maintient de leur société dans l'ignorance qui est une forme de mécréance , puisque c'est Dieu qui a créé le stimulus pour nous.  
 Il faut donc déchiffrer cette langue universelle destinée à l’humanité ; car s’il existe un code unique pour différentes stimulations nerveuses, les mêmes mots et versets du Coran sont détaillées par Dieu de telle sorte qu’ils transmettent différentes lectures adaptées aux différentes époques . Nous devons donc avoir une nouvelle lecture du Coran, pour avoir une réelle compréhension du message ; un message qui symbolise la connaissance par les sens de Dieu , car elle est sacrée , et son acquisition est obligatoire .
        
XXXXXO XXXXXXXXXX00 XXXXX0 0X000X XX0000000000 XXXX0 0X000XX
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                       A l'origine de tout (al Badî )

Un des piliers de l’islam , le Jihad sacré a été très mal compris . Si à un certain moment de l’histoire , ce terme a désigné le combat contre les mécréants qui s’ attaquaient aux musulmans ,il ne désigne plus aujourd'hui un combat physique ,mais se réfère plutôt à l’intégrité de l’esprit et du corps, ou à la réflexion et à l’immunité de l’organisme , spécialement à la sourate " La famille d’Amran" .
En effet, les mécanismes de la réflexion et de la connaissance, les connexions neuronales , sont évoqués ici à travers les différentes transactions et échanges sociaux ; comme impliqué par  le mot "se cramponne"(101) (103) et la répétition du mot arabe qui a été traduit par "accord" au verset (112) , mais qui signifie "corde", l’expression du verset (103) "et cramponnez-vous ensemble au câble de Dieu" ; ainsi que "amran" qui a le sens de construction et urbanisation , grâce aux   flux  et les rapports humains et sociaux  qui ne cessent de se fructifier , tout comme les connexions neuronales qui ne cessent de se tisser au fur et à mesure de l’évolution de l’homme et de ses connaissances ; d’où l’évocation 3 fois du mot arabe "les ignorants" , qui a été traduit par "gentils",  la répétition plus de 23 fois du mot savoir , spécialement dans l’expression "leur enseigne le livre" (48) (164) , et le mot "calames" ou "crayon" du verset (44); car la connaissance est le pilier de toute civilisation  .
Ceci explique la répétition du mot "combat" tout le long du Coran ,et spécialement au verset (13) de cette sourate : "C’ a été pour vous un signe que ces deux bandes qui se rencontrent : l’une combat dans le sentier de Dieu ; et l’autre, mécréante, l’aperçoit, à vue d’œil, le double de ce qu’elle est .Or Dieu secourt qui Il veut de son aide. Voilà  bien là un signe de réflexion, vraiment, pour les doués de clairvoyance ! ". Ce  verset évoque le combat de deux courants d’idées ou de  deux visions différentes , l’une claire et précise car adaptée à son époque , et l’autre floue , trouble et manque de précision , car inadéquate ; visions qui symbolisent les nouvelles idées , et les anciennes ; car lorsqu'une idée ou un sens naît d'un ancien sens , celui-ci doit disparaître et laisser la place au nouveau , pour empêcher toute confusion .
Le mot "Jihad" symbolise donc une confrontation entre des idées et sens anciens, et de nouveaux sens et connaissances , ou un combat dans lequel une idée "tue " une autre , et un sens adapté annule un autre désuet ou inadéquat ; car l'origine arabe du mot jihad ,"jeheda", signifie faire un effort , et suggère que le chemin de la réflexion n'est pas toujours facile , mais il faut quand même l'emprunter ; ainsi que le nom de la bataille de "Badr" implique au verset (123) , puisque le mot arabe "bedara" représente "l'initiative et l'urgence" ; d'autant plus que cette bataille évoque un combat , dans lequel, le Prophète et les croyants ont remporté la victoire sur les mécréants qui les ont encerclés, malgré leur petit nombre , pour suggérer que  la réflexion combat l'ignorance et les faiblesses de l'homme et préserve son intégrité morale et sociale ; ce qui explique pourquoi les nouveaux sens et connaissances sont sacrés par Dieu , puisqu’ils sont représentés ici par des naissances de prophètes qui symbolisent à la fois le renouvellement d’idées , et l’immunité .
En effet , le "Jihad" symbolise ici non seulement le combat d’idée et la réflexion, mais également l’immunité qui nécessite aussi un combat interne ; car si la réflexion et la connaissance préservent l'intégrité morale de l'homme , l’immunité préserve l'intégrité de son organisme  .Ce qui signifie que les mécréants ne sont autre ici que les agents infectieux qui s’attaquent à l’organisme, alors que les "combattants"  sont les globules blancs ,ou les lymphocytes T qui contribuent à l’immunité à médiation cellulaire ,et les lymphocytes B qui sont responsables de l’immunité à médiation humorale , deux populations cellulaires actifs dans le système immunitaire adaptatif.    Quant aux deux caractéristiques majeures propres à cette immunité acquise, elles sont toutes les deux représentées ici .La première est que les gènes codant les récepteurs antigéniques des lymphocytes sont l’objet d’une recombinaison de l’A.D.N ;puisque le mot " Livre"  répété plus de 10 fois , renvoie à l’ A.D.N de nos chromosomes , porteur de l’information génétique , et responsable de l’activité des cellules , comme impliqué au verset (7):" C’est lui qui sur toi a fait descendre le Livre :il s’y trouve des versets renforcés ,-qui sont la Prescription mère, et d’ autres qui se ressemblent*" .
La deuxième caractéristique de l’immunité adaptative, est l’expansion clonale qui permet d'amplifier la réponse immunitaire spécifique à l'antigène; car le système immunitaire capable de reconnaître spécifiquement des millions d’antigènes, ne dispose que d’une faible proportion de lymphocytes sachant reconnaître un antigène particulier et nécessite donc la sélection clonale d’un antigène donné , pour produire une réaction efficace ; ce qui signifie  que l’antigène se fixe sur les quelques cellules capables de le reconnaître et induit leur prolifération , jusqu’à ce que leur nombre soit suffisant pour une réponse immunitaire efficace .
Cette  prolifération est justement évoquée dans cette sourate, spécialement celle des lymphocytes B , qui se divisent et deviennent des cellules productrices d’anticorps ; prolifération symbolisée par 3 grossesses ici, dont la grossesse de la femme d’Amran qui donne naissance à Marie , qui à son tour donne naissance à Jésus, alors qu’elle n’était pas mariée , pour suggérer une multiplication asexuée ; d’autant plus que Jésus a été placé et crucifié sur une croix pour évoquer la forme caractéristique de l’anticorps , qui est formé par l’association de 4 chaînes polypeptidiques semblables 2 à 2  ; d’où le verset (49), et l’expression : "oui ,pour vous je pétris de glaise une figure d’oiseau, puis je souffle dedans : et par la permission de Dieu, c’est un oiseau. Et je guéris l’aveugle-né et le lépreux , et je ressuscite les morts, par la permission de Dieu".
La crucifixion de Jésus représente donc la réaction immunitaire adaptative nécessaire pour assurer l'homéostasie et la vie de l'organisme, alors que sa résurrection schématise l'immunisation et le retour de cette réaction en cas de besoin .
Autrement dit , l'intégrité morale de l'homme est symbolisée par l'immunité qui préserve l'organisme, car elle préserve  l'intégrité de la société et de la croyance ; car, si l'immunité combat les maladies de l’organisme grâce à la naissance d’anticorps, la réflexion  guérit les "maladies de l'âme" ,telles que la haine et l'hypocrisie, mots répétés plusieurs fois ici ; car tel l'anticorps qui identifie et encercle l'antigène, l'identification et la prise de conscience de ces "maux de l'âme" permet de mieux les combattre; alors que l'humanité entière est vue ici comme un seul corps .
Le combat en question ici , est donc celui qui se passe dans la tête et qu'il faut livrer contre soi-même pour rester vigilant et ne pas succomber à l'erreur  ; comme impliqué par le verset (154), où le sommeil est évoqué avec l'ignorance ;alors que les ennemis à combattre , symbolisés par  les mécréants, ne sont autre que l’ignorance , la corruption et  l'injustice sous toutes ses formes ; comme suggéré par la répétition des mots "prévarication", "outrance ", et "hypocrisie " , spécialement au verset (14), où les termes "enjoliver" et "trésors" représentent les différentes tentations susceptibles de corrompre un cœur, et le pousser à "cacher le vrai " (71).
 D'autre part , comme le Prophète est le symbole du coeur ,ses combats symbolisent les luttes contre les différentes tentations , et les combats nécessaires pour sauvegarder la pureté du coeur, et préserver l'intégrité morale de la société et de  la croyance contre toute forme de corruption ; spécialement lorsqu'il s'agit d'interpréter le message de Dieu, et qu'on est tenté de cacher une vérité, ou déformer un sens par intérêt personnel ; d'où l'expression du verset (7) "Les gens ,donc, qui ont le dévoiement au cœur ,en quête de dissension et en quête d'interprétation ,y cherchent ce qui prête au doute", l'expression du verset (8) "Seigneur !ne fais pas dévier nos cœur  après que Tu nous as guidés" , ainsi que le verset (78):  
"Oui, et il y en a parmi eux qui roulent leur langue avec une Prescription pour vous faire croire qu'elle est du Livre , alors qu' elle n'est point du Livre ; et ils disent : "Elle vient de Dieu", alors qu'elle ne vient point de Dieu . Et ils disent le mensonge contre Dieu . Alors  qu'ils savent!"
En effet, tout comme la recombinaison de l'A.D.N permet constamment la formation de nouveaux anticorps pour faire face à de nouveaux maux , la recombinaison des différents signes et symboles du "Livre "de Dieu permet la compréhension de nouveaux sens , lorsque les besoins de la société le nécessitent  ; comme impliqué par le deuxième sens du mot "badr", qui évoque la pleine lune ,et  l'apparition de la vérité ; sens qui , une fois apparus , prévalent et annulent les anciennes compréhensions devenues inadaptées ; ainsi que l'expression du verset (41) implique : "Ton signe, dit Dieu, c’est que de trois jours tu ne pourras parler aux gens que par symboles * " ; verset dans lequel Zacharie s'étonne d'avoir un fils alors que "la vieillesse l'a atteint" ; alors qu'en fait ce n'est pas étonnant du tout , puisque certains  sens de Dieu ont nécessité un certain temps ,  une certaine maturité, ou un certain "labour" (14)(117) .


 Lorsque Dieu nous demande de combattre , en fait Il nous demande  de fonder nos rapports et échanges sur la raison pour atteindre l'harmonie sociale , et de poursuivre la réflexion continue sur ses signes ,et révéler ses nouveaux sens issus des nouvelles réalités ; sens seuls susceptibles d’empêcher la déformation de  l'islam et de le garder adapté à son époque; car , la réflexion est l'immunité de la société, alors que la réflexion continue sur les sens de Dieu est l'immunité de la croyance, puisqu' elle la garde vivante et adaptée ,grâce à l'apparition des nouveaux sens de Dieu, seuls aptes à définir l'islam ; car étant une réponse à un besoin , l'islam  symbolise  l'harmonie sociale, et l'homéostasie nécessaire à la vie  .
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 " Non, tu ne guides pas qui tu aimes : mais c’est Dieu qui guide qui Il veut " (56)   

                "Le Récit"               

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour Farouz c'est Nahla.
Je cherche encore le(s) maillon(s) perdu(s) dans cette chaîne d'idées qui ont, tout de même, une résonance dans le tréfonds d'une âme en quête de sens. Paradoxal; n'est ce pas !